Dommages causés par les tarifs: le Bloc avait raison

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Il y a un an, le Canada était plongé en campagne électorale sur fond de tarifs et de menaces tous azimuts de Donald Trump. Vous connaissez le résultat : Mark Carney s’est efficacement présenté comme l’homme clé pour négocier face à Trump, tellement qu’ayant pris le Parti libéral dans la cave, il l’a ramené au pouvoir pour un quatrième mandat.

Cette campagne fut pénible pour le Bloc Québécois. Je me souviens de mon étonnement quotidien quand j’entendais des souverainistes expliquer que « cette fois-ci, il faut vraiment voter Carney à cause de la menace ». Le Bloc, qui était menacé d’une débâcle électorale à mi-campagne, a finalement réussi à sauver les meubles.

Au cours des derniers jours, en décortiquant diverses statistiques économiques qui sont publiées, je me suis rappelé l’argumentaire du Bloc. Yves-François Blanchet martelait que dans le bras de fer à venir avec les États-Unis, plusieurs secteurs économiques concentrés au Québec seraient plus durement touchés ou menacés.

Le Bloc avait promis de jouer un rôle pour garder les projecteurs sur ces secteurs. Je ne referai pas le débat sur l’utilité ou le pouvoir réel du Bloc Québécois. Mais sur le fond des choses, je dois reconnaître que le Bloc avait raison. Plusieurs données confirment que le Québec est durement frappé. Les fermetures dans plusieurs régions le rappellent aussi.

En région

Les tarifs sur l’aluminium ont fait mal, principalement au Québec. Ceux sur le bois d’œuvre, qui s’ajoutaient d’ailleurs à des tarifs existants, ont eu des répercussions terribles sur les régions forestières du Québec. Il faut écouter les discours pessimistes de François Legault pour mesurer l’ampleur du problème.

On pourrait aussi parler des tarifs sur les cabinets de cuisine et de salle de bains, ou la menace de sacrifier la production laitière dans la renégociation de l’ACEUM.

Vous me direz que l’Ontario a sa part d’inquiétude avec le secteur automobile. Soit, mais jusqu’à maintenant, les dommages sont minimisés. Surtout, on sent bien que l’industrie automobile obtient l’oreille attentive du premier ministre Mark Carney.

Je vous donne quelques chiffres. Les exportations sont en baisse en raison des tarifs, c’est normal. De combien ? Au Canada, les exportations ont baissé deux fois moins vite qu’au Québec. Les ventes aux États-Unis ont plongé de 7 % en 2025 par rapport à l’année précédente. C’est nettement plus que dans le reste du Canada.

Emplois perdus

Le ralentissement économique se reflète aussi du côté de l’emploi. Le mois de février a été désastreux au Canada avec 108 000 emplois à temps plein perdus. Or, le Québec a subi le pire choc, puisque plus de la moitié de ses emplois étaient au Québec. On imagine facilement que des emplois à temps plein, dans le secteur privé, sont souvent ces emplois industriels détruits par la folie des tarifs.

La prochaine négociation sur l’ACEUM sera difficile. La crainte que les secteurs québécois soient sacrifiés est bien réelle. Le premier ministre doit écouter le Bloc.

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