BOWMANVILLE | Pour atteindre les plus hautes sphères du sport automobile, toutefois, Luca Day devrait s’expatrier au sud de la frontière ou en Europe pour la suite de sa carrière.
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C’est là où il pourrait notamment rouler en multipliant les essais et se faire remarquer à d’autres moments qu’en situation de course. Ses adversaires le font, même les deux Canadiens inscrits en Formule 4.
Le pilote québécois Luca Day pilote la voiture Momentum Motorsports dans la série de Formule 4 des États-Unis. Comme tous les coureurs automobiles, il cherche de précieux commanditaires pour l'épauler dans son aventure et gardant son rêve sur la piste. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU Photo François-David Rouleau
Le Montréalais de 16 ans rêve toujours de la F1. Pour grimper les échelons vers la discipline reine du sport automobile, il faut plutôt passer vers l’Europe où sont rivés tous les yeux des grandes écuries. Les talents sont épiés dès leurs 11 ans.
En 2024, Luca s’était rendu en France pour participer au stage de Feed Racing dirigé par Jacques Villeneuve et Patrick Lemarié, à Magny-Cours.
La mission de Feed est d’offrir un prix raisonnable, un accès au sport automobile. Au terme du stage évalué sur des critères de talents et d’équité, un volant est offert dans le championnat de F4 en France.
Retour à Montréal
Day n’a pas remporté le volant, mais il a enrichi son coffre à outils. Il est rentré à la maison pour ensuite aller cogner à la porte des séries de monoplaces en Amérique.
« On a pensé continuer l’aventure en France, mais pour des raisons budgétaires, on a mis un frein », raconte le paternel du pilote, Nicolas.
« Luca a un frère de 14 ans, Matteo. C’était une grosse décision que de le déménager là-bas. Il aurait aussi fallu multiplier les allers-retours en Europe. Ce n’était pas l’idéal. »
Passage obligé
Son entraîneur Quinlan Lall, un New-Yorkais de naissance, s’est expatrié au Royaume-Uni vers l’âge de 16 ans pour poursuivre son rêve de la F1.
Luca commence à être prêt à un déracinement, ce qui n’aurait pas été bénéfique l’an dernier en vertu de son développement, selon lui.
Pour améliorer son style de pilotage et l'épauler le développement de sa monoplace, Luca Day a la chance d'avoir un ancien pilote de F3, de F4 et de Formule 2000, Quinlan Lall. Celui-ci décortique tous les virages et les tours des séances du pilote québécois à l'aide de la caméra embarquées et des données télémétriques. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU Photo François-David Rouleau
« Pour prendre une si grande décision, il faut comparer les résultats, les chronos et la progression, fait valoir Lall. Il faut être certain qu’en le sortant de son milieu, il pourra continuer à s’améliorer et performer. Je l’ai vécu et ce n’est pas toujours facile. »
Lall admet du même souffle que c’est un virage inévitable pour compétitionner parmi l’élite. Le voyagement est moins compliqué et plus court pour les petites opportunités d’essais qui se présentent à divers endroits. Que ce soit aux États-Unis ou en Europe.
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