FLUSHING, New York | Leylah Fernandez n’était pas si loin de l’exploit vendredi, sur la plus grande scène de tennis du monde, à l’US Open. Mais il n’y aura pas de conte de fées à New York, cette fois, pour la petite gauchère.
Étincelante en première manche, la Québécoise a vu la bête qui sommeillait devant elle se réveiller peu à peu. Puis, complètement, pour remporter leur match de troisième tour et son billet pour la ronde des 16, 1-6, 6-4 et 6-3.
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La bête, c’est l’Américaine Jessica Pegula, troisième tête de série. Une joueuse de 32 ans d’une incroyable constance, qui vous force à travailler, et que Leylah disait redouter pour cette raison.
Pegula, elle, craignait entre autres choses un fort début de match de Fernandez, classée pour sa part 31e à New York. Les deux ont eu raison, devant une foule d’abord tranquille sur le central, mais qui s’est réveillée au même rythme que sa favorite.
Et c’est finalement Fernandez, en quête d’une première présence en deuxième semaine à New York depuis sa finale de 2021, qui a dû quitter le court la première, la tête basse.
Pour une seconde année de suite, elle a livré une belle bataille à l’une des grandes têtes de série à Flushing Meadows. Elle a été dynamique, agressive, combattante, surtout pendant deux manches. L’an dernier, la Québécoise de bientôt 24 ans avait disputé deux manches serrées face à la numéro 1 mondiale, la Bélarussienne Aryna Sabalenka, perdant la deuxième au bris d’égalité.
Encore plus près
Cette fois, ce fut encore plus près. Parce qu’après avoir terrassé une Pegula qui ne semblait pas dans son assiette au premier set, Fernandez a eu ses chances, au deuxième.
L’Américaine, qui avait retrouvé un peu de sa justesse, menait peut-être par un bris, mais Leylah l’a brisée à son tour, à 5-3. Balles en main, elle avait donc la chance de poursuivre le set, et peut-être même de le gagner, ce qui lui aurait donné son billet pour une confrontation face à la Roumaine Sorana Cirstea (16e), dimanche.
Mais la Québécoise a de nouveau été brisée. Et en troisième manche, plus rien ne tenait. Pegula avait retrouvé sa superbe, Fernandez avait perdu la sienne.
La favorite stressée, puis rassurée
En entrevue sur le court, Pegula était rassurée. « C’est une joueuse dangereuse », a-t-elle dit au sujet de Leylah. Le match a été stressant, a-t-elle convenu.
Peu avant, Fernandez avait quitté en saluant timidement la foule présente dans les gradins de l’Arthur-Ashe, qui l’applaudissait. Un terrain aux 23 000 sièges sur lequel elle n’avait pas mis les pieds depuis 2021, et sa présence magique en finale devant la Britannique Emma Raducanu.
Une fois de plus, New York aura été la ville de tous les rêves et de tous les regrets pour Leylah.
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1 day ago
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