Un Montréalais qui a dû multiplier les visites chez le dentiste après s’être cassé les dents en mordant dans un sandwich au poulet vient d’intenter une poursuite civile contre la chaîne de restauration rapide PFK, qu’il tient responsable pour la douleur causée.
« Il a mordu avec force dans un fragment d’os dur et acéré qui se trouvait dissimulé à l’intérieur de la pièce de poulet composant le sandwich. Cet impact, entièrement imprévisible, a causé, sur-le-champ, la fracture de plusieurs dents », peut-on lire dans le document de cour déposé cette semaine au palais de justice de Montréal.
Cette poursuite civile rappelle que les entreprises peuvent être tenues responsables lorsqu’un incident survient avec leurs produits, tel que ça aurait été le cas pour Cédric Bernier en mai 2023.
À l’époque, le Montréalais s’était commandé un sandwich d’un PFK de la rue Hochelaga via l’application DoorDash, indique la demande déposée par l’avocat Me Jason Poirier Lavoie.
Douleur vive
La commande, emballée et scellée, est arrivée peu après et sans se douter de rien, M. Bernier s’est installé pour manger son repas. C’est là qu’il aurait eu une très mauvaise surprise.
« Il a ressenti une douleur vive et immédiate », peut-on lire dans le document de cour.
Rapidement, M. Bernier affirme avoir tenté de contacter la chaîne de restauration rapide, mais sans succès. La succursale, qui a depuis fermé ses portes, ne lui aurait fourni aucune réponse.
Sauf qu’en attendant, le Montréalais a dû multiplier les rencontres chez le dentiste où il a entre autres dû subir un traitement de canal et une reconstitution. Et il a dû délier les cordons de la bourse puisque le plan de traitement était de 8651 $.
« Ça ne tient pas compte d’éventuelles complications ou de traitements ultérieurs qui pourraient s’avérer nécessaires », est-il ajouté dans la poursuite civile.
Responsabilité civile
Pour Me Poirier Lavoie, il est incontestable que PFK est responsable des préjudices subits par son client, qui a aussi vécu du stress et de l’anxiété à la suite de l’événement.
« N’eût été de la présence du corps étranger dans le sandwich vendu [...], il n’aurait subi aucune fracture dentaire, aucune douleur, ni aucun des dommages décrits », indique l’avocat dans le document de cour.
Étant donné le lien de causalité « direct, immédiat et non interrompu entre la faute des défenderesses et les préjudices subis par le demandeur », une poursuite civile était possible.
Il réclame donc le paiement des frais dentaires passés et futurs, ainsi que des dédommagements de quelques milliers de dollars pour les préjudices subis.
À moins d’un règlement à l’amiable, le tout sera présenté à un juge de la Cour du Québec dans les prochaines semaines. PFK n’a pas répondu au Journal.
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