L’enlisement du conflit au Moyen-Orient pourrait pousser Donald Trump à faire des concessions à l’Iran afin de s’extraire de ce bourbier, affirme un spécialiste du monde arabe.
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« L’Iran a un certain nombre de cartes en main, que ce soit Ormuz ou que ce soit la question du nucléaire. Et surtout, il a un atout majeur qui est sa survie pour le moment. Or, depuis deux mois et demi, si un certain nombre d’acteurs, dont Israël, voulait la fin de l’Iran, on est dans une situation aujourd’hui où la République islamique ne se porte globalement pas si mal que ça », a expliqué le chercheur et directeur de l’Institut géopolitique européen, Sébastien Boussois, en entrevue à LCN.
Selon ce dernier, les Gardiens de la révolution tentent actuellement d’éviter un nouvel embrasement, mais aussi de monnayer leurs atouts, ce qu’ils pourraient faire à fort prix.
« Donald Trump, maintenant, est dans une position qui n’est pas très confortable parce qu’il est bien seul, parce que ses alliés dans la région protestent et parce que ce détroit d’Ormuz était ouvert avant le 28 février et que, quelque part, il n’a non seulement pas réussi à renverser la République islamique, mais a rendu extrêmement compliquées les voies du commerce et de l’énergie sur la planète », soutient le spécialiste du monde arabe.
La pression s’exerçant sur le président américain est donc de plus en plus grande, estime M. Boussois.
« Beaucoup ont peur, dans la région, que Donald Trump cède à un accord qui soit globalement un peu plus favorable à l’Iran », affirme l’expert.
« Il faudra voir, évidemment, jusqu’à quel point l’administration américaine de Donald Trump est prête à monnayer et [à] marchander la question de la réouverture sans condition du détroit d’Ormuz et la question de la levée des sanctions économiques de l’Iran, [ce] qui risque d’énerver notamment, évidemment, Israël », ajoute-t-il.
La question du programme nucléaire iranien est également très délicate.
« Est-ce qu’on revient avec une agence onusienne dans la bagarre ou est-ce qu’on laisse l’Iran en roue libre ? » s’interroge le directeur de l’Institut géopolitique européen.
Ces éléments devraient être discutés par Washington et Téhéran s’il y a reprise des négociations au Pakistan au cours des prochains jours.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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