La guerre commerciale est un enjeu important pour les électeurs de 55 ans et plus, mais cette inquiétude n’est pas autant partagée chez les jeunes, qui réclament davantage du changement pour améliorer le coût de la vie.
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C’est notamment ce qu’avancent l’actrice Alice Morel-Michaud et le chercheur Étienne-Alexandre Beauregard. Ils ne partagent pas la même opinion politique : elle se situe davantage à gauche, ayant milité pour Québec solidaire, tandis qu’il se situe plus à droite, ayant travaillé pour le bureau de l’ancien premier ministre François Legault.
Pourtant, leur plus grande inquiétude est la même : le coût de la vie.
« Le coût du panier d’épicerie, la crise du logement, l’accès à la propriété... tout le reste, j’ai l’impression, c’est des distractions », a affirmé la créatrice de contenu, en entrevue à l’émission Le Bilan, vendredi soir.
« Les enjeux de portefeuille, on doit y prêter plus d’attention que le reste comme monsieur Trump », a-t-elle ajouté.
À gauche et à droite, mais pas au centre
Selon un sondage Léger-Le Journal-TVA, le Parti Québécois est au sommet des intentions de vote chez les 18-34 ans, Le Parti libéral du Québec suit de près avec 26 %. La CAQ, elle, tombe dans l’oubli avec 10 % des appuis.
« Ça commence à faire longtemps que la CAQ est au pouvoir », a constaté Alice Morel-Michaud.
Elle estime que beaucoup de jeunes électeurs n’ont pas de souvenirs concrets depuis l’arrivée de la CAQ en 2018.
« Je ne sais pas s’il y a beaucoup de gens qui pourraient nommer Philippe Couillard, a-t-elle dit. Alors, je pense que c’est le gouvernement qui est resté en tête pour notre génération. On a grandi avec ça. Alors, effectivement, moi je vois un rejet de la CAQ chez ma génération. »
Ayant milité pour ce parti lui-même, Étienne-Alexandre Beauregard précise que des jeunes appuient la CAQ. Il remarque malgré tout que sa génération a tendance à se placer dans des positions plus à gauche ou plus à droite.
« Je pense qu’il y a le même ressort de dire : « OK, s’il y a des choses qu’on n’aime pas, on a le droit de les changer, a-t-il expliqué. On peut être de gauche, on peut être de droite, mais si on voit une situation qu’on considère comme une injustice, comme quelque chose qu’il faut corriger, il ne faut pas avoir peur de le changer ».
L’impression de ne pas être servi
Alice Morel-Michaud et Étienne-Alexandre Beauregard ont la même impression de ne pas avoir les services techniquement fournis par l’État.
« Si on regarde l’état des services publics [...] on n’est pas satisfait du système de santé, il y a des problèmes en éducation, a souligné l’actrice. On a besoin d’audace, on a besoin de changement, on a moins besoin d’être rassuré par un leader qui va nous dire que tout est correct ».
Le chercheur estime quant à lui que les jeunes commencent de plus en plus à payer des impôts, sans remarquer une amélioration dans l’accès aux services.
« Quand tu commences à arriver sur le marché du travail, que c’est toi qui te fais pressuriser pour être poli par l’impôt, puis que finalement ces services-là, tu ne les touches pas [...] c’est assez facile de comprendre pourquoi quelqu’un dit que rendu là, j’aimerais juste en avoir un petit peu plus sur mon chèque de paie », a-t-il illustré.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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