Alors que le Parti Québécois souhaite abolir Santé Québec, la ministre de la Santé caquiste demeure convaincue que sa création était la bonne décision et espère que le prochain gouvernement ne démantèlera pas ce qui a été mis en place.
« J’ai juste un souhait, c’est qu’on ne défasse pas tout ce que j’ai mis en place dans mon mandat », a déclaré la ministre sortante, Sonia Bélanger, à l’entrée de son dernier conseil des ministres.
Le PQ a promis d’abolir Santé Québec, tout en maintenant certaines fonctions de gestion qui lui avaient été confiées.
Par ailleurs, en plus des avis juridiques en cours de préparation au gouvernement, un projet de loi visant à rapatrier une partie des pouvoirs de Santé Québec sous l’autorité du ministère serait déjà dans les cartons.
« Comme ministre de la Santé, je suis déçue des résultats en lien avec l’accès », a admis Sonia Bélanger, tout en défendant la société d’État.
« C’est le prochain gouvernement qui décidera ce qu’il fera avec Santé Québec. Mais je pense que jouer dans les structures, ce n’est pas ça qui va donner des services à la population. »
Séparer les orientations
Mercredi matin, notre Bureau parlementaire révélait également que la gestion de Santé Québec était demeurée sous le contrôle du gouvernement caquiste.
Selon nos informations, la CAQ a ouvert la porte à la politisation du réseau dès la création de cette structure, qui devait pourtant être apolitique. Toutes les communications de l’organisation étaient examinées par le cabinet du ministre de la Santé.
Cette influence politique se serait accentuée en 2025.
« Écoutez, je veux simplement vous mentionner qu’on a mis en place Santé Québec parce qu’on avait la conviction qu’il fallait séparer les orientations, les grandes politiques nationales et le politique comme tel de la gestion et de l’administration », a-t-elle soutenu, estimant qu’il s’agissait de la bonne décision.
« Il faut être plus ferme sur les résultats et suivre ça de très près. Santé Québec a des obligations de reddition de comptes. »
Soigner les gens
La cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a également réagi, réitérant que la priorité du gouvernement devait être d’ajouter des ressources en première ligne pour soigner les gens, plutôt que de lancer « une énième réforme de structure ».
« Pour ne pas répéter les erreurs du précédent gouvernement, il faut écouter les gens sur le terrain avant d’imposer une réforme mur à mur en santé. Le Parti québécois semblait rejoindre Québec solidaire pendant la campagne sur la nécessité de décentraliser », a-t-elle affirmé.
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2 weeks ago
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