« Je n’étais pas une personne très amusante à côtoyer, que ce soit à l’aréna ou à la maison. Quand je me levais le matin, je n’étais pas très excité. »
C’est ainsi que Mike Matheson a décrit sa dernière saison avec les Panthers de la Floride, en 2019-2020, club pour lequel il avait toujours évolué depuis son arrivée dans la Ligue nationale de hockey (LNH), en 2016.
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Or, le vétéran du Canadien de Montréal, qui n’avait à l’époque que 26 ans, sentait probablement que quelque chose devait changer. Il venait de voir son temps d’utilisation passer de 22 minutes par match l’année précédente à 18 minutes.
« Ma dernière année en Floride, c’était très difficile, a-t-il candidement avoué lors d’une entrevue avec l’Agence QMI. Pour être honnête, il y a des moments où je pensais peut-être que la réponse était d’arrêter de jouer. »
À ce moment-là, les difficultés sur la patinoire commençaient clairement à avoir des répercussions bien au-delà du hockey.
« J’avais vraiment perdu toute ma confiance, a poursuivi le défenseur. Je n’étais vraiment pas une personne avec qui vivre était facile. Est-ce vraiment ce que je devrais faire si ça m’apporte autant de sentiments négatifs ? »
Quelques mois plus tard, les Panthers l’ont échangé aux Penguins contre l’attaquant Patric Hornqvist. Avant d’être envoyé à Montréal, il est demeuré deux ans à Pittsburgh, où le vent a commencé à tourner en sa faveur. Il a en effet obtenu l’aide de deux joueurs bien connus.
« Après, j’ai été échangé à Pittsburgh, puis être entouré de gars comme Sidney Crosby et Kristopher Letang, ça m’a beaucoup aidé. »
La vie lui a également offert un beau cadeau un an plus tard, alors que sa femme et lui ont accueilli leur premier enfant. De son propre aveu, cette venue lui a offert une perspective bien différente.
« Une année après ça, je suis devenu papa, a-t-il déclaré. Pour moi, c’est devenu le moment le plus marquant qui a changé les choses. »
Ses motivations n’étaient évidemment plus tout à fait les mêmes. Le défenseur a appris à ne pas laisser le hockey prendre toute la place, même lorsqu’il demeure une priorité.
« Quand je suis arrivé dans la LNH, j’avais des motivations un peu plus personnelles, a-t-il confié. Maintenant, c’est vraiment plus de rendre ma famille fière de moi, puis de montrer à mes enfants mon éthique de travail. »
Effectivement, il n’y a pas juste le hockey dans la vie, comme l’a déjà mentionné Stéphane Richer.
« Mon focus est très bon, mais j’ai réussi à trouver l’habileté de lâcher ça aussi quand c’est le temps et d’être présent dans la vie de mes enfants. »
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