Le Moyen-Orient n’a « pas besoin de gendarme », a déclaré samedi le président iranien Massoud Pezeshkian, en référence aux États-Unis contre lesquels l’Iran est en guerre notamment pour le contrôle du stratégique détroit d’Ormuz.
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« Nous n’avons pas besoin de gendarme de la région : la sécurité et l’intégrité territoriale de cette zone ne peuvent être assurées que par ses acteurs principaux et les nations qui la constituent », a affirmé Massoud Pezeshkian lors d’une rencontre en Inde avec le premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, en marge d’un sommet des BRICS.
L’Iran a été attaqué le 28 février par les États-Unis et Israël. En représailles, le pays a fermé le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ 20 % du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié.
Le contrôle de cette voie vitale pour le commerce international, autrefois libre de tout obstacle, est depuis devenu l’un des nœuds centraux du conflit.
L’Iran exige désormais que les navires obtiennent une autorisation de sa part et réfléchit à un mécanisme pour leur imposer des frais de passage.
Les navires qui refusent de s’y soumettre sont régulièrement ciblés par des frappes iraniennes, tandis que les États-Unis bombardent de façon sporadique les côtes iraniennes.
« Malgré toutes les injustices subies par notre peuple, nous ne souhaitons ni la guerre ni sa prolongation. La paix reste notre priorité », a encore déclaré Massoud Pezeshkian, selon des propos relayés par la présidence iranienne.
Six mois après le début des hostilités, le blocage du détroit d’Ormuz continue de faire grimper les cours du pétrole, qui ont repassé cette semaine le seuil symbolique des 100 dollars le baril.
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