Le groupe hôtelier espagnol Meliá a annoncé mercredi mettre un terme aux activités de 15 hôtels à Cuba « avec effet immédiat », en raison de « la situation actuelle », au moment où l’île communiste est sous pression croissante des États-Unis.
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« Face aux événements et aux circonstances qui se succèdent dans le contexte géopolitique, social, juridique et économique de la République de Cuba, Meliá Hotels International informe (...) qu’elle a pris la décision de mettre fin immédiatement à la prestation de services de gestion et de commercialisation » de ces 15 hôtels, a indiqué dans un communiqué l’entreprise, qui est le plus grand opérateur hôtelier international de cette île des Caraïbes.
Le 1er mai, Donald Trump a signé un décret présidentiel imposant un nouveau paquet de sanctions qui menacent notamment les activités d’entreprises étrangères collaborant avec l’État cubain.
Dans son communiqué, Meliá ne mentionne pas explicitement l’administration américaine, mais explique que sa décision « résulte d’une combinaison de circonstances survenues indépendamment de la capacité de gestion ou d’action » du groupe, « lesquelles ont toutes eu un impact significatif sur l’exploitation » de ses établissements.
« L’impact de cette décision est limité dans la mesure où la grande majorité des hôtels sont actuellement fermés et sans activité en raison des problèmes énergétiques et de la chute de la demande que connaît la République de Cuba », a par ailleurs précisé l’entreprise espagnole.
Meliá avait été le premier groupe hôtelier étranger à s’implanter à Cuba après que le défunt président Fidel Castro eut ouvert le pays au tourisme international afin de sortir de la crise provoquée par la chute du bloc soviétique en 1991.
Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis lors l’arrivée que d’un seul pétrolier russe.
Washington a fixé à ce vendredi le délai maximal accordé aux entreprises étrangères présentes sur l’île pour rompre leurs liens avec le conglomérat militaro-économique Gaesa, qui contrôle une grande partie de l’économie de Cuba, sous peine de mesures restrictives.
Les 15 hôtels concernés par la décision du groupe Meliá sont ceux qui étaient gérés jusque-là conjointement avec Gaesa, mais elle ne touche pas les 19 autres établissements du groupe espagnol à Cuba.
Dans ce contexte de tensions, la chaîne hôtelière canadienne Blue Diamond avait annoncé lundi l’arrêt de la totalité de ses activités touristiques à Cuba. Puis, mardi, l’AFP a appris de plusieurs sources proches du dossier que le groupe espagnol Iberostar abandonnait la gestion d’une dizaine d’hôtels qu’il administrait en partenariat avec Gaesa.
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