Une jeune mère qui a eu peur de mourir d’une grave hémorragie après une chirurgie aux amygdales déplore l’absence de suivi de l’hôpital où elle a été opérée.
« J’ai vraiment eu peur de mourir, confie-t-elle. Je me vidais de mon sang dans l’ambulance », raconte Chanel Plamondon, une jeune mère de famille de 26 ans qui réside à Granby.
Le 20 mai dernier, une semaine après sa chirurgie à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska à Victoriaville, la femme a subi une grave hémorragie, alors que la plaie a rompu. Elle dit avoir perdu 1,5 litre de sang.
« C’était comme un jet de robinet, ça n’arrêtait plus. J’avais de la misère à parler au téléphone, j’étais en train de m’étouffer », explique-t-elle.
C’est sa fille de quatre ans qui a réussi à donner les informations pertinentes au 911 pour l’envoi d’une ambulance.
Peur de mourir
À l’Hôpital de Granby où elle a été transportée, les médecins ont réussi à cautériser la plaie. Deux jours plus tard, la femme a eu un autre saignement.
L’ablation des amygdales n’est pas une opération risquée. Or, comme elle souffre d’un trouble de la coagulation du sang (maladie de von Willebrand), la femme est convaincue qu’elle aurait dû avoir un suivi rigoureux.
« C’est inacceptable, rage Chanel Plamondon, outrée du système de santé. On a un meilleur service quand on amène son chien chez le vétérinaire. »
Sa chirurgie a eu lieu le 12 mai dernier après des mois de douleurs et d’infections à la gorge. Mme Plamondon avait eu son congé le jour même, avec un document comprenant les coordonnées de la clinique externe de l’hôpital. On lui avait dit qu’on la rappellerait pour un suivi. À ce jour, on ne l’a toujours pas appelée.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
« C’était dégueulasse »
« La douleur empirait. Ça sentait le mort. C’était dégueulasse, raconte-t-elle. J’ai attendu avant d’appeler, je ne voulais pas déranger pour rien. »
Elle a fait un premier appel le 18 mai, sans succès. Le lendemain, elle s’est rendue à l’urgence de l’hôpital de Granby, près de son domicile.
« Le médecin m’a dit : “Je ne peux rien faire, tu n’as pas été opérée ici et je ne peux pas parler à ta chirurgienne” », témoigne la patiente.
Le 20 mai, Mme Plamondon a finalement réussi à joindre l’hôpital de Victoriaville.
« La secrétaire m’a dit que ce n’était pas à moi d’appeler, qu’ils m’appelleraient pour faire un suivi. »
« On aurait pu tout éviter si j’avais été prise au sérieux. »
C’est cet après-midi-là qu’elle s’est retrouvée à l’urgence.
Préposée aux bénéficiaires, Mme Plamondon doute de pouvoir reprendre son travail bientôt.
« Je me réveille et je pense que je suis en hémorragie. »
Par courriel, le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec a répondu que le suivi postopératoire de cette chirurgie est assuré selon les recommandations du médecin, « habituellement dans un délai d’environ un mois suivant l’intervention ».
En cas de problème, il faut se présenter à l’urgence.
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6 days ago
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