La Capitale-Nationale fait très mauvaise figure parmi les régions du Québec, en ayant enregistré une hausse de 88,2 % des décès sur la route en 2025 par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon le plus récent bilan routier de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).
Dévoilés mardi, les résultats de la compilation annuelle de la SAAQ démontrent que la ville de Québec et ses environs ont connu, et de très loin, l’augmentation du nombre de décès la plus marquée dans la province.
« Les chiffres sont absolument préoccupants dans la région, se désole le porte-parole de CAA-Québec, Simon Bourassa. Trente-cinq personnes décédées en 2025 alors que la moyenne est autour de 20, ça veut dire qu’il reste encore bien du travail à faire en prévention et en répression. »
Presque à elle seule, la région tire le bilan québécois des blessures mortelles vers le haut (hausse globale de 0,7 %) alors que la majorité des régions ont observé une diminution du nombre de morts.
Tous les voyants au rouge
Selon le bilan routier 2025, la Capitale-Nationale est l’une des seules où tous les indicateurs sont à la hausse. Par exemple, les 114 personnes blessées grièvement représentent une augmentation de 15,9 % comparativement à la moyenne des cinq années précédentes.
« Quand on parle de blessures graves, on parle d’impacts à long terme. Ce sont souvent des drames incommensurables où les personnes ont des séquelles pour le restant de leur vie », fait valoir Simon Bourassa.
Les blessures légères, elles, ont été 12,2 % plus nombreuses. Le nombre total de personnes impliquées dans un accident, toutes blessures confondues, a connu une hausse de 13,1 % par rapport à la période entre 2020 et 2024.
« On a hâte de voir un bilan de la SAAQ avec des indicateurs au vert dans la région de Québec », soupire le porte-parole en matière de sécurité routière de CAA-Québec, mentionnant que ce n’est pas la première fois que la région traîne de la patte en la matière.
Causes humaines
La SAAQ soutient que les causes d’accident les plus fréquentes sur les routes sont la fatigue, la vitesse, l’alcool ou la drogue au volant et la distraction.
« Ce sont tous des comportements humains qui sont évitables. En s’attaquant à ça, on peut sauver des vies. [...] La ceinture de sécurité aussi, ça fait 50 ans qu’elle est obligatoire, et figurez-vous qu’à peu près le tiers des gens décédés sur les routes ne la portait pas », constate le porte-parole de la société d’État, Simon-Pierre Poulin.
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2 weeks ago
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