Vite formés, vite subventionnés, voilà la solution que proposent nos gouvernements aux problèmes de pénurie de main-d’œuvre qualifiée et de chômage des jeunes.
Ces deux solutions en apparence simples à des problèmes complexes n’augurent rien de bon pour l’avenir, au contraire.
Baisser la barre n’est pas la solution
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement propose des formations ou des reconnaissances accélérées pour pallier le manque de main-d’œuvre dans un secteur ou un autre. Toutefois, ces solutions ont rarement été couronnées de succès.
Dans le domaine de la construction, Québec souhaite que les cartes de compétence soient délivrées plus rapidement, mais est-ce qu’il n’y a pas là un risque de reconnaître une compétence à des travailleurs moins bien formés ?
Avons-nous déjà oublié que le gouvernement avait mis en place un programme de formation rémunérée accélérée qui a finalement été abandonné, puisque trop de « jobbeurs du samedi » s’y étaient inscrits sans aucune intention réelle d’utiliser leurs compétences sur des chantiers ?
Je comprends qu’il faut bâtir plus vite et davantage, mais quel compromis faut-il faire pour y parvenir ?
Subventionner pour faire embaucher
Au même moment, le gouvernement fédéral propose des subventions temporaires pour favoriser l’embauche des jeunes diplômés.
Très bien, les tarifs font mal aux entreprises, le marché de l’emploi se contracte, il faut faire quelque chose. Mais si ces emplois disparaissent en même temps que les subventions, serons-nous réellement avancés ?
Ce qui m’intéresse vraiment dans la question du travail des 18-30 ans, c’est de savoir quels postes, quelles conditions et quel salaire les intéressent vraiment.
Les subventions serviront-elles à augmenter artificiellement les salaires offerts parce que les travailleurs sont devenus trop exigeants ?
Dans un cas comme dans l’autre, le contrecoup risque de frapper fort.
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6 days ago
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