Cible d’un nombre incalculable d’embûches depuis sa présentation en 2018, le projet de tramway de Québec voit enfin sa réalisation assurée grâce à cette entente avec le fédéral qui vient, une fois pour toutes, boucler son financement.
Il s’agit d’une excellente nouvelle pour Québec, qui demeure, à ce jour, dernière de classe au Canada en matière de réseaux structurants lourds.
Il y a longtemps que le besoin a pourtant été démontré pour ce projet, qui a souffert de nombreux retards inutiles qui ont contribué à une explosion des coûts.
Une ville doit offrir des options de déplacement autres que la voiture.
Le tramway viendra offrir un transport collectif rapide, confortable et efficace, ce que ne peuvent plus faire les autobus sur les parcours les plus achalandés.
Fin du manège
Depuis toujours, le gouvernement libéral fédéral appuyait le projet de tramway. On pourrait donc croire qu’il ne s’agissait que d’une formalité.
S’il n’y avait pas de doute sur la volonté du gouvernement Carney de financer le projet, il fallait tout de même parvenir à s’entendre sur les enveloppes de financement.
Le système fonctionne ainsi : le fédéral annonce une enveloppe pour le transport collectif, le Québec priorise, et tous deux s’entendent sur les sommes requises.
Et comme dans le cas du tramway, les coûts avaient augmenté vu les délais de réalisation, la somme devant venir du fédéral, qui est de l’ordre de 40 % dans ce genre de projet, n’était pas suffisante.
Tant que ce financement n’était pas bouclé formellement, cela prêtait le flanc à la critique envers le projet.
Or c’est loin d’être anodin, le tramway ayant déjà été très fragilisé sur le plan de l’acceptation sociale, en raison des délais indus pour parvenir à sa réalisation.
Cette acceptabilité viendra le jour où il sera enfin en circulation, et où les citoyens pourront en vivre les effets positifs.
Grand coup
Tant de politiciens ont tenté de se faire du capital politique sur le dos du tramway, il était temps que cesse ce manège improductif et néfaste pour la région.
Le projet est désormais sécurisé, et il s’agit également d’un excellent signal pour les fournisseurs.
Pour la première ministre Christine Fréchette, en poste depuis seulement six semaines, il s’agit par ailleurs d’un excellent coup.
Bien entendu, les discussions entre le fédéral et le provincial avaient cours bien avant son arrivée à la tête de la CAQ.
Le gouvernement Legault avait d’ailleurs envoyé un signal positif en décaissant à l’avance une somme de 300 M$ pour accélérer les travaux préparatoires, lors du budget de mars dernier.
Mais il manquait toujours une importante somme de la part du fédéral.
Québec et Ottawa se renvoyaient la balle depuis des mois et l’on pouvait difficilement deviner quand ce petit jeu allait se terminer.
La dernière chose dont le tramway avait besoin, c’était de se retrouver au centre de débats des plus polarisants durant une énième campagne électorale québécoise.
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6 days ago
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