Le grand patron de la Caisse de dépôt, Charles Émond, affirme avoir été pleinement conscient des risques en investissant dans la filière batterie, malgré une perte de 200 M$ dans Northvolt.
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« On voyait les risques parce qu’on l’a mis dans un portefeuille de capital de risque », a rétorqué le PDG de la Caisse, Charles Emond, lorsqu’interrogé par Le Journal.
En capital de risque, « six fois sur dix, ça ne marche pas, trois fois sur dix fois, tu reprends ton capital, et une fois sur dix, c’est un coup de circuit », a-t-il soutenu.
« Au niveau de la revue diligente, ça a été fait dans la même rigueur que d’habitude », a-t-il ajouté.
Le numéro 1 du bas de laine des Québécois, dont les actifs dépassent les 500 milliards de dollars, s’est exprimé ainsi en marge d’une allocution à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), mardi midi, au cœur de la métropole.
Rapport cinglant
C’est en novembre 2023 que la Caisse a investi 200 M$, sous forme de dette convertible, dans la maison mère de la jeune pousse suédoise Northvolt.
À ce moment, le premier ministre François Legault en poste présentait le projet d’usine de batteries de 7G$ de Northvolt comme « le plus grand investissement privé de l’histoire récente du Québec ».
On connaît la suite. L’usine ne s’est finalement jamais construite en Montérégie.
Or, on apprenait la semaine dernière que filière batterie était un projet était mal ficelé dès le départ, dont les risques ont été mal évalués malgré les 2 G$ de fonds publics, selon les constats de la vérificatrice générale du Québec.
« Ça n’a pas marché »
« On a pris nos décisions de façon indépendante. Ça n’a pas marché », a reconnu M. Emond sur Northvolt.
Il dit avoir discuté avec le gouvernement pour organiser une entente afin de récupérer une partie des sommes, dont celles liées au terrain.
« On a essayé de conseiller pour mitiger les dommages », a-t-il conclu.
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2 weeks ago
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