Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, s’interroge sur la méthode utilisée par Christine Fréchette pour obtenir 10 milliards de dollars sur 10 ans de la part d’Ottawa.
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Mardi, la première ministre du Québec et son homologue fédéral ont annoncé la conclusion de cinq ententes majeures en matière d’infrastructures.
Si le montant a de quoi réjouir les Québécois, ceux-ci ignorent quelles concessions a dû faire Christine Fréchette pour obtenir cet argent, soutient Éric Duhaime.
« C’est quoi les conditions qu’elle a accepté d’avaler, mais que monsieur Legault a refusé pendant des années ? Comment ça se fait que ça se règle tout d’un coup ? Quelle ingérence, quel mot a à dire Ottawa sur comment va être dépensé cet argent-là ? Madame Fréchette, elle ne répond pas à ça », a déclaré le chef conservateur en entrevue à l’émission de Benoit Dutrizac à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
« Pire que ça : hier, elle a même blâmé le Québec un peu pour dire qu’on avait été [de] mauvais joueurs, puis [que] c’était un peu de notre faute si on n’avait pas eu tout l’argent plus vite », a-t-il ajouté.
Transport en commun, financement des universités, hôpitaux, médecins spécialistes... Christine Fréchette règle plusieurs dossiers, mais « à quel coût ? » s’interroge Éric Duhaime.
Les Québécois veulent connaître les détails de l’entente avec Ottawa et veulent plus de transparence de la part de leur première ministre, martèle-t-il.
« Est-ce qu’elle est en train de plier devant Ottawa ? » se demande le politicien.
Christine Fréchette est plus libérale et moins autonomiste que François Legault, clame Éric Duhaime, qui souligne par ailleurs que lors de la course au leadership de la CAQ, Bernard Drainville avait qualifié son adversaire de candidate rouge.
« Est-ce que ce sont ses affinités avec les rouges à Ottawa qui font que l’argent débloque aujourd’hui ? Est-ce que Québec est en train de reculer dans son pouvoir ? C’est la question que tout le monde se pose aujourd’hui à Québec », affirme le chef du Parti conservateur du Québec.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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