Une nouvelle variété de pommes d’origine québécoise fera son entrée au rayon des fruits et légumes dans les supermarchés Metro au Québec, ainsi que dans les magasins Costco de Québec et Rimouski, à compter du 15 octobre. En plus de faire la fierté de ses concepteurs, la pomme Orléans a tout pour devenir un véritable coup de cœur.
Pour une première fois, près de 750 000 pommes Orléans seront mises en marché, soit l’équivalent de 7000 minots.
Développée à Sainte-Famille-de-l’île-d’Orléans par les Vergers Turcotte et l’hybrideur Serge Mantha, agronome, cette pomme est déjà offerte en petites quantités dans certains marchés de proximité.
« Aboutir à un succès comme ça, après plus de 25 ans de développement, c’est sûr qu’on est fier. On a d’excellents commentaires des consommateurs », a affirmé François Turcotte, copropriétaire des Vergers Turcotte.
La culture de cette pomme tardive a atteint un volume de production qui permet cette année la commercialisation à grande échelle, ce qui représente une étape importante pour l’entreprise.
« L’objectif, c’est d’être dans les trois premières pommes les plus consommées au Québec », a ajouté M. Turcotte.
60 000 pommiers
La Orléans est née d’un mariage entre l’Empire et la Honeycrisp à la suite d’un processus de pollinisation naturel qui a quand même demandé des années de recherche et de développement.
Après l’hybridation, les pépins ont été récoltés pour être cultivés en serre et transplantés sur des parcelles de terre, à l’extérieur, en 2000.
« On les a observés pendant plusieurs années. On est en 2026 et on commence à la commercialiser. Cela a pris 26 ans. Il y a approximativement 60 000 pommiers de plantés au Québec. On a fait breveter la variété et le nom, en 2017 », a expliqué M. Mantha.
M. Turcotte souligne que 99,9 % des tentatives d’hybridation se soldent par un échec.
Au Québec, la McIntosh est la variété de pommes la plus connue et la plus répandue.
La pomme Orléans, quant à elle, présente un calibre supérieur à celle-ci, selon M. Mantha.
Après plus de 20 ans de développement, la pomme Orléans fera son entrée dans les supermarchés Metro du Québec le 15 octobre. Sur la photo, François Turcotte, copropriétaire des Vergers Turcotte à Sainte-Famille-de-l’île-d’Orléans, et l’hybrideur de la pomme Orléans, Serge Mantha, agronome. Photo Diane Tremblay
« Elle est moins sensible aux maladies. La conservation est plus longue que la McIntosh. Elle est plus facile à cultiver. C’est très intéressant pour les producteurs », a ajouté ce dernier.
Visuellement, c’est une pomme d’un rouge uniforme. Elle présente une chair croquante et juteuse qui ne s’oxyde pas.
L’équilibre entre l’acidité et le sucre est supérieur à la Honeycrisp, affirme l’expert.
Potentiel d’exportation
Cette nouvelle variété suscite l’intérêt de producteurs jusqu’en Europe, où un accord a été conclu en France, avec les premières plantations cette année.
Le passage à la grande distribution représentait l’un des principaux objectifs de la famille Turcotte qui dirige l’entreprise de quatrième génération.
« C’est toujours une bonne chose qu’une entreprise puisse continuer à innover et à grandir pour les jeunes qui souhaitent s’y investir. Ils sont très fiers de contribuer à ce projet », a déclaré M. Turcotte.
De 15 000 à 20 000 nouveaux arbres devraient s’ajouter annuellement afin de soutenir la croissance de la production.
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.
.png)
6 hours ago
7


















Bengali (BD) ·
English (US) ·