Si les Roses de Montréal avaient présenté la meilleure défensive de la Super Ligue du Nord lors de la saison inaugurale, elles avaient toutefois connu des lacunes à l’offensive. C’est pourquoi la directrice sportive est allée chercher de l’aide durant l’hiver.
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Marinette Pichon s’est notamment entendue avec Elyse Bennett, auteure d’un doublé samedi, Lisa Pechersky, championne en titre avec le Rise de Vancouver, la Ghanéenne Evelyn Badu et la Sud-Coréenne Hanbin Choi.
« Il nous fallait renforcer pour avoir un peu plus de tranchant dans ce dernier tiers, a expliqué la légende française au Journal. On a recruté des joueuses qui amènent un côté athlétique, une vision, de la créativité et de l’engagement dans les duels. »
Déjà, le désir de vaincre était palpable dans le gain de 2 à 0 à Calgary.
« Je suis content qu’on ait toujours cherché à marquer le prochain but, même à la 80e ou à la 85e minute, a félicité l’entraîneur Robert Rositoiu. On veut être une équipe qui attaque pour mettre le match hors de portée de l’adversaire. »
Pas obligé de recommencer à zéro
Tout comme Pichon, Rositoiu est heureux de pouvoir consolider ce que l’organisation a construit. Les bases sont solides, après que les Roses se furent qualifiées pour les séries, s’inclinant en demi-finale face à l’AFC Toronto, championne de la saison régulière.
« La première année, il y avait tout à bâtir. Il fallait convaincre les gens, les joueuses de l’intérêt du projet, de la qualité de la ligue. Cette année, on est dans une dynamique bien plus intéressante. On est sollicité par les agents, les joueuses qui ont envie de venir découvrir la SLN, mais aussi le Canada et les Roses de Montréal », a soutenu Pichon.
Au sein du vestiaire, l’expérience d’une première année professionnelle pour certaines joueuses fera toute la différence, selon Mégane Sauvé.
« Des filles comme Chloe Minas et Lucy Cappadona ont plus de responsabilités et prennent plus leur place. Quand tu es sur ton premier contrat pro, tu prends peut-être moins d’initiatives parce que tu ne veux pas faire d’erreurs. Là, tout le monde se laisse aller. On veut juste aller vers l’avant et inscrire des buts », a assuré l’athlète de Saint-Hyacinthe.
Moins de pression pour la cocapitaine
Mégane Sauvé, cocapitaine des Roses, souhaite contribuer davantage offensivement cette saison.
Avec déjà une passe décisive lors du premier match le week-end dernier, Sauvé est sur la bonne voie, elle qui avait obtenu un but et trois aides en 2025.
« Il y avait peut-être la pression de revenir à la maison, a admis la Québécoise de 28 ans, qui a joué chez les pros au Portugal, et la crainte de commettre des erreurs. [L’entraîneur Robert Rositoiu] m’a dit de m’amuser. Si je veux faire une passe ou un dribble de plus, c’est bon, d’autres filles vont me couvrir. Je peux faire mieux. »
Lorsqu’il a dirigé dans sa jeunesse, Rositoiu voulait que la dynamique Sauvé court beaucoup. C’est exactement le nouveau rôle que la rapide ailière aura cet été.
« Je lui demande d’oser. On sait ce qu’elle peut apporter offensivement, alors il faut vraiment qu’elle se fasse confiance, qu’elle ne se pose pas trop de questions. Elle peut vraiment être dangereuse. Elle doit avoir un bon équilibre, car c’est une défenseure dans l’âme. On va lui demander beaucoup de volume et elle est prête. »
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