Certaines personnes tentent leur chance à répétition dans l’espoir de devenir députés au Parlement. Pour une sixième fois, Flavie Trudel portera les couleurs de Québec solidaire dans Joliette, malgré les défaites et les sacrifices que représente une candidature électorale.
« Mon objectif demeure de faire avancer les idées de Québec solidaire et d’aller chercher davantage d’appuis », a-t-elle déclaré en entrevue avec notre Bureau parlementaire.
« Mes chances de gagner dépendent de plusieurs facteurs, pas seulement de moi. Mais chaque élection permet de faire avancer les discussions et nos propositions. »
Présente lors de la fondation de Québec solidaire en 2006 aux côtés de Françoise David et du mouvement Option citoyenne, Mme Trudel s’est rapidement engagée dans la vie militante du parti.
« C’était le seul parti qui correspondait aux valeurs que je voulais défendre. Je me suis impliquée localement et régionalement dans Joliette. Lors des premières élections, en 2007, le parti était très peu connu », rappelle-t-elle.
Mme Trudel a mené ses premières campagnes alors qu’elle enseignait à temps plein et élevait deux enfants.
« Il fallait que je travaille. Je pouvais consacrer une semaine entière à la campagne tout en corrigeant les travaux des étudiants, puis en dormant très peu », raconte-t-elle.
Les ressources financières étaient limitées et toute sa famille a été mise à contribution au fil des ans, notamment son fils, qui siège aujourd’hui à son comité de campagne, près de 20 ans plus tard.
« Je n’ai jamais été élue députée, mais je ne suis pas découragée. Ce qui me décourage, c’est plutôt ce qui se passe autour de nous. J’ai encore beaucoup d’espoir qu’on puisse changer les choses », confie-t-elle.
L’espoir malgré les défaites
Aujourd’hui, la candidate affirme être davantage préoccupée par les enjeux sociaux que par ses revers électoraux. À trois reprises, elle a perdu face à la péquiste Véronique Hivon.
« Si vous regardez les résultats électoraux, on a toujours progressé. On progresse tranquillement », souligne-t-elle. Son meilleur résultat, 11,4 %.
Même sans victoire à son actif depuis sa première candidature, elle dit conserver intacte sa motivation.
« Je ne suis toujours pas députée après toutes ces années, mais je ne suis pas découragée. Ce qui me décourage, c’est ce qui se passe autour de nous », insiste-t-elle.
Pour Mme Trudel, l’important demeure d’élargir l’adhésion aux idées de Québec solidaire, en recrutant davantage de membres et de sympathisants.
Un « marathon » pour faire progresser des idées
Même s’il risque de subir une cinquième défaite électorale, le vétéran Adrien Pouliot se dit en mission pour faire avancer les idées conservatrices.
« C’est un combat d’idées. C’est un marathon, ce n’est pas un sprint », lance en entrevue Adrien Pouliot, qui en est à sa cinquième campagne électorale.
Il n’a jamais remporté d’élection. Son meilleur résultat remonte à 2018, lorsqu’il avait obtenu 8,6 % des voix dans Chauveau.
« Mon objectif, c’était de faire avancer nos idées. Au moins, exposons-les, puis il faut se fier au bon jugement du peuple. »
Selon lui, l’objectif a toujours été de faire progresser les idées conservatrices.
Malgré quatre défaites comme candidat, il estime avoir connu un certain succès grâce à la diffusion de ces idées et à l’évolution du débat public.
« Lentement mais sûrement, il y a une normalisation des idées conservatrices », soutient-il, affirmant que le Parti conservateur exerce désormais une influence sur l’ensemble des formations politiques.
Une nette évolution
« Tout le monde nous copie. Nos idées, qui auraient pu être considérées naguère comme des idées d’extrême droite, sont maintenant perçues comme des idées de centre », affirme-t-il.
Adrien Pouliot a dirigé le Parti conservateur du Québec de 2013 à 2020. Durant cette période, il a été candidat à deux élections générales et à deux élections partielles.
Pendant la pandémie, son ami Éric Duhaime lui a succédé à la tête du parti.
À la suite de la défaite de 2022, M. Pouliot affirme avoir été l’un des rares conservateurs à afficher un sourire dans le local électoral, malgré l’absence de députés élus. Le PCQ avait tout de même récolté plus de 530 000 voix, un résultat sans précédent.
« Les gens étaient déprimés. Moi, j’étais tout seul à avoir un grand sourire. On avait fait un pas extraordinaire », se rappelle-t-il.
« Je regardais le progrès qu’on avait accompli de 2018 à 2022 et j’étais tellement heureux. »
L’espoir pour 2026
Adrien Pouliot est convaincu que l’élection d’octobre pourrait marquer une percée pour le PCQ. Le parti vise l’élection de 12 députés.
« Moi, je suis très confiant qu’on va entrer à l’Assemblée nationale », affirme-t-il.
La tâche ne sera toutefois pas facile pour M. Pouliot, qui se présente cette fois dans le château fort libéral de D’Arcy-McGee, à Montréal.
Il reconnaît qu’il ne s’agit pas du siège le plus facile à conquérir, mais souligne que les conservateurs y ont obtenu leur meilleur résultat à l’extérieur de la région de Québec en 2022, avec 20 % des voix.
« C’est le meilleur comté du Parti conservateur à l’ouest de Québec », fait-il valoir.
.png)
2 days ago
8















Bengali (BD) ·
English (US) ·