Donald Trump estime être plus puissant que plusieurs tyrans et chefs d’État controversés qui ont marqué l’histoire, a affirmé le président américain lors d’une entrevue accordée à deux journalistes du New York Times, dans le cadre de la rédaction du livre Regime Change (Changement de régime) sur l’actuel locataire de la Maison-Blanche.
• À lire aussi : Conflit avec l’Iran : Trump affirme que ses pouvoirs sont « sans limites »
• À lire aussi : Négociations avec l’Iran : Donald Trump a été « très cruel » avec JD Vance, selon un analyste
• À lire aussi : Négos en Suisse reportées : « Nous allons voir comment se déroulent les 60 jours », avance Donald Trump
En mars, Magie Haberman et Jonathan Swan ont rencontré Donald Trump et celui-ci aurait alors amené une copie d’un document dans lequel on compare le président républicain à Attila le Hun, Genghis Khan, Napoléon, Staline, Mao et Hitler.
Trump affirme que ce document prouve qu’il a plus de puissance et d’impact à l’international que tous ces dirigeants.
« Même s’ils étaient terrifiants à leur époque, aucun n’a eu un impact mondial. Leur puissance était locale, contrairement à Trump », mentionne le document de deux pages exhibé par le président américain.
Les journalistes ont toutefois découvert que la lettre de deux pages en question n’avait pas été rédigée par un historien, mais par Dave King, le caddy et ami du célèbre golfeur Gary Player.
Cela n’a pas empêché Trump de présenter le document sur son réseau Truth Social en qualifiant Dave King d’« historien présidentiel ».
« Je pense qu’il se régale toujours à pousser la provocation, aller au bout de la logique », a commenté le collaborateur de TVA Nouvelles en politique internationale, Stéphan Bureau.
Dans le livre Regime Change, les deux journalistes dépeignent la manière avec laquelle Donald Trump a complètement changé les codes de la politique et la manière de se comporter lorsqu’on est un chef d’État.
« Dans ce sens-là, la thèse principale du livre est fondée. C’est un changement de régime total. On n’a jamais vu quelque chose comme ça. Ça a changé la manière de faire de la politique partout en Occident. Ça a changé la manière de faire de la politique au Canada, au Québec », soutient Stéphan Bureau.
Les milliardaires à ses pieds
Lors de sa rencontre avec les deux journalistes, le président américain a aussi parlé à quel point les puissants dirigeants du secteur de la technologie lui ont tourné le dos pour finalement revenir vers lui.
« Dans un premier temps, tu as vu plusieurs l’élire, lors du premier mandat, [...] ne serait-ce que parce que ce n’était pas quelqu’un qu’il voulait beaucoup réglementer. Ils se sont tour à tour tous retournés contre lui, sauf probablement Elon Musk. Ils l’ont censuré. Zuckerberg, quelques jours après le 6 janvier, l’a retiré de sa plateforme. Il était président des États-Unis, c’était un geste audacieux », rappelle le collaborateur de TVA Nouvelles.
« Le président Trump, à l’époque, était en pistolet et ils étaient tous, pendant des années, à le critiquer, à le tourner en ridicule. Et quand il est revenu, ils sont venus baiser la bague, la main, et ils rampaient devant lui. Et évidemment, aujourd’hui, il se régale de dire : “ regardez-moi ces milliardaires puissants qui tous sont venus voir le futur président que j’allais devenir et ont calculé que leur meilleur intérêt, c’était de faire des salamalecs ” », ajoute-t-il.
- Avec des informations de CNN
Pour voir l’analyse complète, visionnez la vidéo ci-haut.
.png)
1 week ago
5














Bengali (BD) ·
English (US) ·