Terminal de conteneurs QSL: il ne faut rien précipiter, clament les citoyens

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Dans le dossier du projet de terminal de conteneurs de QSL au port de Québec, il ne faut rien précipiter, estime la Table citoyenne Littoral Est, qui juge tout à fait normal de réclamer une étude environnementale « indépendante ». 

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« Les terminaux de conteneurs, ce n’est pas neutre, ce n’est pas banal, ce n’est pas le Jardin botanique. C’est tout le contraire. Ça crée des émissions atmosphériques, du camionnage lourd intense, des problèmes de sécurité routière et de congestion », soutient le porte-parole du groupe citoyen, Daniel Guay.

En ce sens, il est selon lui tout à fait justifié d’avoir demandé que le projet prévu près de la baie de Beauport soit analysé par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada plutôt que par le processus d’évaluation environnementale du Port de Québec. C’est une question d’obtenir une évaluation « crédible et indépendante ». Sinon, le Port serait « juge et partie », plaide-t-il.

Dans une récente entrevue accordée au Journal, Robert Bellisle, PDG de QSL, a déploré que le projet soit bloqué à la suite de la demande de la Table. 

M. Guay réplique qu’il est normal de vouloir prendre cette précaution.

« Bien faire les choses »

« Il faut prendre le temps de bien faire les choses. Ça a ajouté des délais. On sent que M. Bellisle et QSL sont pressés de faire les choses. [...] On fait valoir nos droits. Ce n’est pas adéquat de jeter le blâme sur les citoyens. Quand on veut faire des gros projets industriels, il faut prendre le temps. »

Le contexte est important aussi, selon lui. « M. [Mark] Carney veut alléger toutes les règles environnementales pour permettre aux gros projets d’infrastructures d’aller plus rapidement. Les gouvernements de droite veulent faire sauter les étapes au détriment des populations, de l’environnement. »

Impacts environnementaux

La Table met en garde contre les émissions atmosphériques produites par ce type d’infrastructures, l’accroissement du camionnage et l’incompatibilité avec la transformation de l’autoroute Dufferin-Montmorency en boulevard urbain et avec la phase 4 de la promenade Samuel-de Champlain.

De son côté, le promoteur QSL assure que le terminal ne nuira pas à ces projets et qu’il permettra au contraire de réduire les émissions de gaz à affet de serre. 

Il faudra attendre l’automne pour connaître la recommandation de l’Agence, qui devra déterminer si les impacts anticipés d’un terminal de conteneurs sur les terrains du port sont suffisamment importants pour qu’elle se saisisse du dossier. Sa recommandation sera soumise à la ministre de l’Environnement Julie Dabrusin, qui aura ensuite 90 jours pour trancher. Le conseil des ministres du gouvernement Carney aura le dernier mot.

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