Les infrastructures municipales d’eau nécessitent des investissements majeurs et urgents d’environ 20 milliards $, mais l’encadrement du ministère des Affaires municipales demeure insuffisant pour en assurer une gestion efficace.
C’est ce qui ressort du plus récent rapport de la commissaire au développement durable, Janique Lambert, déposé jeudi matin à l’Assemblée nationale.
La valeur de remplacement des infrastructures municipales d’eau potable, usées et pluviales s’élevait à 188,5 milliards $ en 2024. Selon le rapport, environ 10 % de ces infrastructures présentent un risque de défaillance élevé ou très élevé, et les coûts pour les remplacer rapidement sont évalués à près de 20 milliards $.
« Étant vieillissantes, elles doivent faire l’objet d’investissements importants pour assurer la pérennité de la qualité des services d’eau offerts à la population. Qui plus est, les changements climatiques ont un impact sur les infrastructures municipales d’eau, ainsi que sur la qualité et la disponibilité des ressources en eau », souligne le rapport, qui rappelle que le traitement de l’eau est essentiel pour la santé humaine et la protection de l’environnement.
Le ministère des Affaires municipales a pour mission d’aider et de soutenir les municipalités afin qu’elles mettent en œuvre les actions nécessaires pour rehausser leurs infrastructures. Or, la commissaire constate un manque de clarté quant aux orientations et aux critères de sélection du Programme d’infrastructures municipales d’eau du gouvernement, ce qui nuit à l’accès au financement et à l’accompagnement requis.
Ce programme ne donne pas « l’assurance que les projets choisis sont les plus pertinents et rend la planification des investissements difficile pour les municipalités », note-t-elle. Elle précise également que le coût des évaluations liées à la résilience face aux changements climatiques n’est pas admissible au financement.
Le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, a dit prendre acte du rapport.
« Il faut trouver un juste équilibre entre le respect de l’autonomie municipale et l’utilisation, par les municipalités, de leurs pleins pouvoirs en matière de financement et de fiscalité pour qu’elles assurent un entretien efficace de leurs infrastructures », a-t-il déclaré. « J’entends travailler en collaboration avec le milieu municipal afin d’évaluer les outils disponibles pour mieux planifier les besoins, les priorités et le financement en matière d’infrastructures. Je ferai des propositions en ce sens prochainement ».
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1 week ago
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