Outrage à un cadavre à Lévis: l’enquête se poursuit au domicile de la victime, à Québec

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La poussière est retombée, mais le mystère reste entier deux jours après l’arrestation d’un homme de Lévis pour outrage à un cadavre, alors que la police poursuit son enquête au domicile de la femme retrouvée enterrée.

Un homme dans la soixantaine s’est fait passer les menottes lundi soir après la découverte du corps sans vie d’une femme dans un secteur boisé de Lévis.

Martin Carrier, 61 ans, a comparu mardi après-midi, sous un chef d’accusation d’outrage à un cadavre.

Martin Carrier, 61 ans, arrêté en lien avec la mort suspecte d’une femme retrouvée à Lévis le 22 juin 2026. L’individu a été formellement accusé d’outrage à un cadavre, mais le ministère public a confirmé que d’autres accusations seraient vraisemblablement déposées.

Martin Carrier, 61 ans, arrêté en lien avec la mort suspecte d’une femme retrouvée à Lévis le 22 juin 2026. L’individu a été formellement accusé d’outrage à un cadavre, mais le ministère public a confirmé que d’autres accusations seraient vraisemblablement déposées. Photo tirée du Facebook de Martin Carrier

Aucune mention n’est faite à la dénonciation de l’identité de la victime. La classification du dossier, le « code statistique », permet toutefois de confirmer que le crime serait survenu « dans un contexte de violence conjugale ».

Abasourdis

Des voisins rencontrés près du domicile de Carrier, sur la rue Fraser, étaient toujours abasourdis par ce qu’ils ont vécu tard lundi soir.

« Il y avait tellement d’autos de police, ça n’avait aucun sens, raconte un homme qui habite juste à côté. Quand on a su c’était pourquoi, on a été extrêmement surpris parce que c’est une personne très tranquille et discrète et un bon voisin. »

Tout le voisinage rencontré par Le Journal dans ce « secteur paisible » du Vieux-Lévis s’accorde sur son portrait du suspect.

Il s’agit d’un homme qui vit seul et qui ne fait jamais de vague depuis son arrivée dans le quartier en 2023.

Les voisins de Martin Carrier, 61 ans, sont tombés à la renverse en apprenant son arrestation pour outrage à un cadavre le 22 juin au soir.

Les voisins de Martin Carrier, 61 ans, sont tombés à la renverse en apprenant son arrestation pour outrage à un cadavre le 22 juin au soir. Photo VINCENT DESBIENS

La police toujours chez la victime

Mardi, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a déployé deux postes de commandement en lien avec cette troublante affaire.

Le premier se trouvait près du chemin des Forts, à Lévis, où le corps d’une femme a été découvert.

Le deuxième a été installé devant un complexe résidentiel du secteur de Sainte-Foy, à Québec, au domicile de la victime.

Au surlendemain de l’événement, un véhicule identifié du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale était toujours présent sur les lieux pour passer au peigne fin le condo locatif où résidait la victime.

« Les postes de commandement ont été démobilisés en soirée mardi, mais il restait du travail à faire pour l’unité d’identité judiciaire sur place », confirme Laurence Godbout, porte-parole du SPVQ.

Rappelons que des proches laissés sans nouvelles avaient fait appel dimanche au corps de police municipal pour enquêter sur la disparition de cette femme.

Sa dépouille a été trouvée enterrée dans un boisé de Lévis le lendemain.

Mardi, le Service de police de la Ville de Québec a déployé deux postes de commandement, dont l'un près du chemin des Forts (photo), à Lévis, où le corps d’une femme a été découvert.

Mardi, le Service de police de la Ville de Québec a déployé deux postes de commandement, dont l'un près du chemin des Forts (photo), à Lévis, où le corps d’une femme a été découvert. Photo Agence QMI, RENÉ LECLERC

Dossier reporté

Le ministère public s’est opposé à la remise en liberté de Martin Carrier, demandant le report du dossier au 3 juillet pour permettre la poursuite de l’enquête.

La procureure au dossier, Me Sonia Lapointe, a mentionné au tribunal que des accusations supplémentaires seraient vraisemblablement portées d’ici là.

Au moment d’écrire ces lignes, Carrier n’était d’ailleurs pas accusé de meurtre ni d’homicide involontaire.

Calme, mais pris de nombreux tics nerveux, l’accusé a accepté à regret le report de son dossier au-delà du délai de trois jours prescrit par la loi.

La Couronne a indiqué avoir remis à son avocat, Me Félix-Antoine Turmel-Doyon, une divulgation très partielle de la preuve disponible.

– Avec la collaboration de Pierre-Paul Biron

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