La situation politique aux États-Unis, le conflit au Moyen-Orient, le prix de l’essence et la présidence de Donald Trump n’empêchent pas les Américains de célébrer le 250e anniversaire de la création du pays.
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Selon deux Québécois vivant aux États-Unis, les célébrations du 4 juillet offrent même à la population une pause de tout le cirque politique.
« Les gens ont, je crois, une certaine fatigue face à ça. Et puis c’est le moment de peut-être essayer de se réunifier et puis oublier ce qui se passe dans notre quotidien », a déclaré Charles St-Maurice, un résident de la Floride, en entrevue à LCN, samedi.
Ce dernier admet que la personnalité et l’ego de Donald Trump dérangent une partie de la population américaine.
« On le voit trop. Tout ce qu’il fait, ça tourne autour de lui. Et puis ce n’est pas autour de la population, ce n’est pas la fête de la population, c’est comme la fête autour de Donald Trump », déplore celui qui réside en Floride depuis 22 ans.
« Le State Fair pour les fêtes des 250 ans, ça ne marche pas vraiment, ça n’a pas pris. La foule ne s’y rend pas, il n’y a pas beaucoup de monde, ajoute-t-il. Les gens, je pense, ont une fatigue de voir que c’est tout centré autour de lui ».
Fierté en baisse
Selon un récent sondage Gallup, 53 % des citoyens des États-Unis se disent fiers d’être Américains. Après les attentats du 11 septembre 2001, le niveau de fierté était à plus de 90 %.
Cette baisse ne surprend pas énormément Charles St-Maurice.
« On regarde le contexte politique, la division qui existe, certaines décisions politiques qui influencent le niveau mondial, au niveau local aussi, qui influencent les gens, la qualité de vie des gens. Alors, beaucoup ont perdu cette fierté-là », souligne-t-il.
La guerre au Moyen-Orient et son impact sur l’économie américaine expliquent une bonne partie de cette fierté affaiblie.
Malgré tout, un peu moins du tiers des Américains demeurent fiers de leur pays.
« On doit faire fi d’un peu du bruit politique parce que la population américaine, ce sont de très bonnes personnes, très accueillantes. Ma femme est américaine, mon garçon est américain », témoigne Michel Barakatt, un Québécois qui habite la ville de Rockwall, au Texas.
Selon ce dernier, un très grand nombre d’Américains ont la capacité de compartimenter la situation politique intérieure et internationale afin de bien profiter des célébrations du 4 juillet.
« Ma fierté est toujours la même. On va s’occuper des choses politiques à l’automne aux élections de mi-mandat, on verra ce qui arrivera à ce moment-là. Mais aujourd’hui, on fait la fête », résume-t-il.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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2 days ago
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