Meurtre de son ex-conjointe à Québec: une évaluation pour troubles mentaux demandée

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Accusé d’avoir tué et présumément enterré son ancienne conjointe, Martin Carrier souhaite que son état mental lors du drame soit évalué.

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Me René Verret, l’avocat du prévenu accusé de meurtre au premier degré, a présenté jeudi matin une demande d’ordonnance d’évaluation de la responsabilité criminelle de l’homme de 61 ans.

Cette requête vise à déterminer si l’accusé était atteint au moment du meurtre allégué de troubles mentaux qui seraient de nature à ne pas engager sa responsabilité criminelle.

Me Verret a souligné que la nature des faits reprochés à son client ainsi que « certaines autres informations personnelles » reçues de ce dernier justifient une telle ordonnance, d’une durée de 30 jours.

Martin Carrier sera donc rencontré par un psychiatre de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec au cours des prochaines semaines, afin de procéder à l’évaluation. 

Il reviendra devant le tribunal le 31 août prochain.

Enterrée

Rappelons que l’actuaire de Lévis est accusé d’avoir tué Sushmita Bhaskaran, à Québec, le 19 juin dernier. Il fait également face à une accusation d’outrage à un cadavre, qui est quant à elle datée du 22 juin.

Le corps de la femme de 51 ans avait été retrouvé à Lévis, dans un secteur boisé du chemin des Forts. La dépouille de la victime était à moitié enterrée, selon certaines informations obtenues par Le Journal.

Shushmita Bhaskaran était ingénieure de formation et d’origine indienne.

Shushmita Bhaskaran était ingénieure de formation et d’origine indienne. Photo courtoisie

D’origine indienne, la femme avait vécu plusieurs années aux États-Unis avant de s’installer au Québec, au milieu des années 2000. Martin Carrier et elle ont été en couple pendant quelques années avant de se séparer en 2018.

Relation toxique et complexe

Selon des documents judiciaires consultés par Le Journal, les ex-conjoints entretenaient une relation toxique depuis ce temps.

Un conflit difficile en matière familiale et une poursuite civile pour enrichissement injustifié après la vente d’une résidence se sont notamment retrouvés devant les tribunaux. Martin Carrier avait notamment reçu l’ordre de la part de la Cour supérieure de verser près de 160 000 $ à Mme Bhaskaran en 2024.

« La dernière fois que je l’ai vue, elle n’avait presque plus de cheveux sur la tête, elle avait les yeux exorbités. Cette relation toxique là, c’est tout ce que j’ai connu d’eux », avait confié une amie de la victime dans les jours suivant la découverte de son corps.

Me Sonia Lapointe représente le ministère public dans cette affaire, tandis que Me René Verret assure la défense de l’accusé.

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