Plusieurs Québécois ont déjà commencé à parier sur le parti qui remportera les élections au Québec cet automne sur la plateforme Polymarket, mais un chercheur prévient qu’il ne faut pas forcément prendre ces prédictions au sérieux.
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Polymarket a fait les manchettes à travers le monde au cours des derniers mois pour son marché similaire à celui d’une bourse, selon Philippe Mongrain.
« C’est un mécanisme dans lequel des participants achètent et vendent des contrats dont le paiement dépend d’un événement futur qui peut être par exemple de nature politique », a expliqué le chercheur chez Vox Pop Labs, en entrevue sur les ondes de LCN, samedi soir.
Par exemple, une personne peut prédire un parti au pouvoir à l’automne prochain en achetant cette part à 70 ¢. « Ça veut dire que le marché évalue, en gros là, si on simplifie un peu, que les chances que cet événement-là se produise sont d’environ 70 % », a mentionné l’expert en prévision électorale.
Mieux comprendre avant de tirer des conclusions hâtives
Il faut noter que faire des prédictions sur Polymarket n’est pas permis au Québec, bien que le site est quand même accessible.
Selon les observations de TVA Nouvelles, plus de 720 000 dollars ont déjà été misés sur les élections québécoises. Selon les parieurs, le Parti Québécois est le favori avec 67 % des chances de l’emporter. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, est d’ailleurs en tête dans la course au poste de premier ministre.
Il faut toutefois interpréter ces probabilités avec un grain de sel, selon Philippe Mongrain.
« Ce que les gens doivent comprendre, c’est quand on dit 67 %, on parle d’une probabilité de victoire. Donc ce n’est pas 67 % des Québécois qui ont l’intention, bien sûr, de voter pour le Parti Québécois », a-t-il souligné.
« Donc la réponse honnête à vous donner... Est-ce que les marchés sont plus précis par exemple que les sondages d’intention de vote ? C’est parfois, mais pas de manière systématique », a ajouté le chercheur.
Il estime malgré tout que les marchés ont quelques avantages, comme la mise à jour en continu des utilisateurs, ce qui permet de mieux observer l’évolution d’une campagne au gré des événements, ou encore l’assemblage de plusieurs sources d’information.
« Ce sont des marchés qui, forcément, rassemblent toutes sortes de sources d’information, parce que les participants vont se fier justement aux sondages, à d’autres modèles de prédiction, aux nouvelles durant la campagne, aux conversations qu’ils peuvent avoir avec d’autres personnes », a-t-il précisé.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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