Alors qu’il est ciblé par une toute nouvelle poursuite pour des frais impayés, le propriétaire de Liquidation Extrême affirme que l’entreprise renaîtra de ses cendres sous peu avec un « nouveau propriétaire ».
« On va avoir un nouveau propriétaire, qui va rester confidentiel. Je vais être là, comme si j’étais le patron, mais je ne le suis pas. [...] C’est légal », a affirmé le propriétaire de la bannière déchue, Éric Barrette.
M. Barrette a fait l’annonce de l’arrivée prochaine de « Liquidation Extrême 2.0 » dans une longue vidéo en direct, le 22 mai, où il continuait de clamer son innocence dans le fiasco qui a plombé son entreprise et l’a forcé à mettre la clé sous la porte de son magasin de Lévis, en décembre dernier, et de celui de Québec, précédemment.
« Si le gouvernement ne m’avait pas pété dans la face et que les haters m’avaient lâché un peu, on n’en serait peut-être pas là », lance-t-il, tout en traînant dans la boue les personnes qui, selon lui, ont causé sa perte.
Il prétend avoir appris de ses erreurs et vouloir repartir sur des bases solides. M. Barrette demande maintenant l’aide de ses clients pour trouver un local dans la région de Québec pour relancer l’entreprise.
Ce rebondissement est survenu la veille de l’encan sous contrôle de justice durant lequel plusieurs de ses biens devaient être liquidés pour rembourser sa dette de quelques millions de dollars à Revenu Québec.
Nouvelle poursuite
On retrouvait notamment dans cette enchère les chaînes et les bracelets en or du propriétaire, des souliers Louis Vuitton et sa voiture BMW XM d’une valeur à neuf avoisinant les 250 000 $.
Or, le véhicule a fait l’objet d’une nouvelle poursuite déposée dans les dernières semaines par BMW Canada à l’endroit d’Éric Barrette et sa compagnie.
Dans la demande introductive d’instance obtenue par Le Journal, on apprend que M. Barrette avait arrêté de s’acquitter de ses paiements mensuels de 1731,34 $ pour la voiture louée, depuis le mois de décembre.
Quand le véhicule a été saisi par le fisc, M. Barrette devait encore la somme de 139 091,90 $ sur son contrat de 4 ans.
Dans les circonstances, BMW Canada a demandé à la cour de résilier le contrat de location entre les deux parties et d’être déclarée seule propriétaire du véhicule.
On ignore si la voiture a finalement pu être vendue à l’encan.
Faillites à venir ?
Au cours de la dernière année, Liquidation Extrême et son propriétaire ont fait face à une dizaine de poursuites civiles, allant de quelques centaines à quelques millions de dollars.
En plein cœur de la saga, Éric Barrette avait même offert des franchises pour la modique somme de 5000 $. De son propre aveu, plusieurs personnes ont perdu leur argent dans cette tentative de remettre l’entreprise sur les rails.
Ce qui ne l’a pas empêché d’offrir à nouveau une « opportunité d’investissement » à de futurs partenaires, pas plus tard que cette semaine.
Par ailleurs, Liquidation Extrême n’a jamais été placée à l’abri de ses créanciers.
« Je n’ai pas le choix de mettre mes compagnies en faillite, elles sont irrécupérables. Mais ça coûte 50 000 $. Dès que j’ai l’argent, je vais les mettre en faillite », avance toutefois M. Barrette.
Rappelons qu’il prétend avoir été fraudé par son importateur, Anthony St-Hilaire, qu’il poursuit pour 1,1 M$.
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2 weeks ago
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