Si vous voulez savoir comment se sentent les Américains en ce 4 juillet, allez voir le dernier film de Steven Spielberg, Disclosure Day.
Cinématographiquement parlant, j’ai trouvé ce film sur la présence d’extra-terrestres sur Terre nul. Il est à Spielberg ce que Mégalopolis était à Coppola : une bouillie mystico-complotiste remplie d’invraisemblances risibles et alourdie par des dialogues pompeux et crypto-philosophiques sur la foi et l’avenir de l’humanité.
Bref, on est loin de Rencontres du troisième type!
Le meilleur film sur la rencontre entre l’humanité et des créatures venues de l’espace demeure Arrival, de Denis Villeneuve.
Mais malgré ses énormes faiblesses, Disclosure Day nous en dit long sur l’état mental de nos voisins du Sud.
Ils sont tellement désemparés et inquiets qu’ils croient que seule une intervention divine ou extra-terrestre peut les sauver !
LE SALUT VIENDRA DU CIEL
Au début de Disclosure Day, les États-Unis sont sur le point d’entrer en guerre contre la Russie. « Nous n’avons jamais été aussi près d’une Troisième Guerre mondiale depuis la crise des missiles de Cuba en 1962 », dit le gouvernement.
Mais, comme dans le classique de science-fiction Le jour où la Terre s’arrêta (1951), dans lequel un Martien venait sur Terre pour apprendre aux humains à vivre en paix, des créatures extra-terrestres qui se déguisent en animaux apprennent aux humains (au grand bonheur d’une bonne sœur catholique qui vit dans un couvent) que « la bienveillance et l’empathie » sauveront le monde !
Eh oui, monsieur Trump ! Ce n’est pas Votre Bedonnesse qui sauvera les USA, mais E.T.!
Le salut viendra d’en haut !
Et pas de la Maison-Blanche !
De toute façon, au gouvernement, tout le monde ment, nous dit Spielberg.
Les politiciens nous cachent des choses, les médias nous désinforment, la police est de mèche avec le FBI qui complote avec la CIA qui conspire avec le Pentagone qui combine avec les grosses entreprises...
Tout, sur Terre, n’est que mensonge, propagande et corruption !
Pour accéder à la Vérité, il faut lever les yeux vers le ciel !
LA GRANDE DÉPRESSION
Autant Rencontres du troisième type était un film sur l’émerveillement, l’enchantement et l’innocence des enfants, autant Disclosure Day est un cauchemar anxiogène, dans la tradition des thrillers paranoïaques des années 70 (Les trois jours du Condor, Network, Marathon Man, etc.).
Les Américains sont en pleine dépression, nous dit Spielberg, ils ne croient plus à rien et se méfient des autorités.
Qui pourra les sauver ?
Des superhéros, comme dans les films de Marvel ? Nah, les superhéros sont comme Trump, égoïstes, narcissiques et assoiffés de pouvoir !
Ça prend des créatures extra-humaines ! Des divinités ! Ou des p’tits bonhommes verts, tiens !
Aujourd’hui, les Américains ne fêteront pas.
Ils vont prier.
Car ils ne croient plus que les républicains ou les démocrates pourront les sauver d’eux-mêmes.
Diane Dufresne est aux deux !
Après avoir participé aux célébrations de la Saint-Jean, Diane Dufresne devait participer à celles de la fête du Canada. Mais en raison de la météo, le spectacle a été annulé.
Le 24 juin, Mme Dufresne a chanté pour un peuple qui s’est donné une loi sur la laïcité. Et une semaine plus tard, elle aurait chanté pour un pays qui va tout faire pour que cette loi soit déclarée illégale.
On est loin du jour où Diane Dufresne avait le drapeau du Québec peint sur sa poitrine !
Aujourd’hui, elle aurait une fleur de lys sur le sein gauche et une feuille d’érable sur le sein droit.
Crise d’angine
J’ai été extrêmement heureux de voir autant de gens assister au spectacle d’Angine de Poitrine au Festival de jazz de Montréal.
Comme je l’ai déjà écrit, je comprends que certaines personnes ne tripent pas sur cette musique exigeante.
Reste que l’incroyable succès que ce duo improbable remporte à l’international mérite amplement qu’on les applaudisse et les célèbre !
Ça nous ramène au bon vieux temps où le Québec était la capitale mondiale du rock progressif, où le groupe Emerson, Lake and Palmer (qui ne faisait quand même pas du disco) remplissait le Stade olympique !
On a contaminé la France !
Ça fait plus d’une vingtaine d’années que je vais à Paris l’été. Et cette année, j’ai vu une chose que je n’avais jamais vue : on nous demande des pourboires dans la plupart des restos !
Avant, le pourboire était à la discrétion du client. Aujourd’hui, le serveur brandit la machine de paiement en nous demandant : « J’ajoute combien pour le pourboire ? »
Autre preuve que la France s’américanise.
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2 days ago
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