Malgré les déclarations-choc de Donald Trump et sa rencontre de mardi présentée comme « positive » avec Benyamin Nétanyahou, les États-Unis semblent de plus en plus avoir les mains liées face à l’Iran.
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D’ailleurs, quelques heures après la visite du premier ministre israélien à la Maison-Blanche, des missiles iraniens visant des bases américaines au Moyen-Orient ont été interceptés.
« Est-ce que du côté iranien, on a voulu tester ce qui s’était dit derrière les portes closes – parce qu’on a eu très peu d’échos de leur discussion – en lançant une attaque pour voir si finalement, du côté américain et israélien on voulait relancer les hostilités de plus grande ampleur ? », a questionné l’analyste et doctorant à Sciences Po Paris, Georges Mercier, en entrevue à LCN.
En tentant de frapper une base américaine, Téhéran pourrait aussi avoir voulu simplement tester les capacités d’interception des États-Unis, avance le spécialiste en politique internationale.
Donald Trump a déjà annoncé que la riposte américaine serait très sévère, mais il n’est pas certain que celui-ci passera de la parole aux actes.
« Le paradoxe de la guerre aujourd’hui, c’est que les Américains d’un point de vue militaire semblent avoir fait tout ce qu’ils pouvaient faire pour mettre de la pression sur les Iraniens », souligne Georges Mercier.
« Évidemment, le président américain pourrait décider éventuellement de mettre sa fameuse menace à exécution, de frapper systématiquement les centrales énergétiques, les infrastructures civiles des Iraniens », ajoute-t-il.
Le hic, c’est que les États-Unis semblaient miser sur un soulèvement de la population iranienne contre le régime de Téhéran, mais attaquer des cibles civiles viendrait nuire à cet objectif.
« Si les Américains commencent à s’attaquer à des infrastructures civiles et qu’ils accroissent la douleur de l’Iranien moyen, mais les espoirs que la population se soulève, ils diminuent. Donc oui, on pourrait escalader du côté américain, mais on n’est peut-être pas prêt à assumer les conséquences de cette escalade-là », soutient l’analyste politique.
La possibilité d’un débarquement terrestre de l’armée américaine est également très incertaine.
« Jusqu’à maintenant, il n’y a pas d’appétit politique pour ça aux États-Unis et on n’a pas, semble-t-il, les troupes nécessaires au Moyen-Orient. Donc on verra ce qu’ils vont faire, ils risquent peut-être de se contenter de continuer à faire ce qu’ils font depuis plusieurs jours et plusieurs semaines maintenant : frapper les installations militaires dans l’espoir que ça contraigne le régime iranien à arriver à la table de négociation, ça ne fonctionne pas jusqu’à maintenant et on a peu de chance de raison de croire que ça fonctionnera [dans le futur]», résume Georges Mercier.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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3 days ago
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