Le Portugal et son capitaine vétéran Cristiano Ronaldo, buteur sur penalty, ont renversé la Croatie de Luka Modric 2 à 1 dans un 16e de finale déjanté de la Coupe du monde, jeudi à Toronto, pour s’offrir une affiche géante contre l’Espagne au tour suivant.
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À 41 ans et 147 jours, « CR7 » a prolongé son aventure en Coupe du monde, une des rares compétitions qu’il n’a pas gagnée, au bout d’un duel à rebondissements et à couper le souffle face à son ancien complice au Real Madrid, l’ancien finaliste Luka Modric.
À Toronto, la guerre des étoiles a produit un millier d’étincelles dans une seconde période de feu, conclue par un dernier but de Gonçalo Ramos (90e+4), la doublure de Ronaldo dans l’effectif portugais.
L’ancien « supersub » (super-remplaçant) du Paris Saint-Germain a joué un très vilain tour à son futur partenaire de l’AC Milan, Modric, très proche de la retraite internationale après cette élimination.
Entre ce choc de titans, il n’y avait qu’un seul billet possible pour les huitièmes de finale et c’est le Portugal qui l’a décroché, avec une future affiche alléchante à venir contre l’Espagne, le 6 juillet à Dallas.
La Croatie, finaliste en 2018 et demi-finaliste en 2022, a fait honneur à sa réputation d’équipe accrocheuse à ne jamais sous-estimer et a failli envoyer son adversaire du jour dans les cordes.
Perisic met le feu
L’équipe au damier a eu trois buts invalidés en seconde période, à chaque fois sur hors-jeu, dont le dernier si difficile à établir malgré les ralentis, durant un interminable et irrespirable temps additionnel, avec Josko Gvardiol en héros contrarié (90e+13).
Ronaldo a connu pareil ascenseur émotionnel, plus tôt et pour la même raison, qui a invalidé son superbe enchaînement contrôle et tir piqué (61e).
Mais le quintuple Ballon d’or a réussi à obtenir le but tant espéré, sur un penalty que la Croatie lui a bêtement offert après une faute d’antijeu dans la surface.
L’attaquant d’Al-Nassr, en Arabie saoudite, n’a pas tremblé au moment d’inscrire son 146e but en 232 sélections, et surtout son premier seulement dans un match à élimination directe en Coupe du monde (68e).
Le sélectionneur Roberto Martinez a décidé de sortir son capitaine à la 81e minute, une première depuis le début du tournoi, et aucun des deux n’a eu à le regretter.
Car Ramos s’est élevé dans le ciel nocturne de Toronto pour placer une tête imparable, malgré deux défenseurs à ses basques.
Ce « happy-end » pour les Portugais a mis du temps à se dessiner. Longtemps, ils ont multiplié les incursions manquées ou imprécises face à un solide bloc croate.
Perisic allume la mèche
Bruno Fernandes a d’abord été le plus dangereux des attaquants, forçant Dominik Livakovic à deux arrêts (4e, 33e), tandis que Ronaldo est apparu emprunté, à l’image des centres qu’il a échoué à reprendre et au coup franc qu’il a envoyé dans le mur croate.
Au fur et à mesure que le chrono s’est écoulé, le scénario du match piège parfait a commencé à s’esquisser. Et c’est même un film d’horreur qui a pris forme quand Ivan Perisic, un des héros de l’épopée croate de 2018, a ouvert le score (53e).
L’ailier de 37 ans aux 158 sélections, laissé seul au second poteau, a contrôlé tranquillement un centre de Josip Stanisic avant d’envoyer un tir tendu entre un défenseur et le gardien.
Cette première mèche a mis le feu à une rencontre jusqu’ici peu emballante. D’un coup, les attaquants ont commencé à s’enflammer, ce qui a produit une seconde période au rythme enfiévré.
Il y a eu un missile de Rafael Leao en plein sur la barre transversale (58e), une double parade de Diego Costa devant Matéo Kovacic, un autre arrêt décisif du gardien portugais devant Igor Matanovic. Et puis ce dernier but croate refusé, au bout d’une rencontre folle.
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4 days ago
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