Le degré suprême du délire woke

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Je vous ai souvent parlé de la pénétration du wokisme dans les milieux académiques, scientifiques et médicaux.

Un éminent universitaire de chez nous attire mon attention sur un cas profondément troublant.

L’excision est une mutilation génitale majeure, originaire d’Afrique, et pratiquée depuis des temps immémoriaux.

Elle consiste en une ablation du clitoris et parfois aussi des petites lèvres de la vulve, généralement faite pendant l’enfance.

Il s’agit de supprimer la source du plaisir charnel chez la femme afin de réduire sa sexualité à la reproduction.

Aberrant

Au Canada, la peine pour ce crime peut aller jusqu’à 14 ans d’emprisonnement.

Le consentement n’a pas de validité légale, même si la personne est majeure.

Sortir un enfant du pays pour procéder à l’opération est aussi criminel.

L’excision est criminalisée dans toutes les sociétés occidentales développées.

Dans le Journal of Medical Ethics, 26 auteurs publiaient néanmoins, en septembre 2025, un article intitulé Harms of the current global anti-FGM campaign.

Les auteurs critiquaient les campagnes de dénonciation de l’excision, condamnaient sa criminalisation, et relativisaient sa cruauté au nom des traditions culturelles africaines.

Le Journal of Medical Ethics fait partie d’un groupe de presse appartenant à la British Medical Association, qui représente l’ensemble du corps médical britannique.

Les articles soumis sont évalués selon le procédé, dominant dans le monde universitaire, du « double aveugle » : l’auteur ne connaît pas l’identité des évaluateurs et vice-versa.

La revue est sélective : seulement 22 % des articles soumis sont acceptés.

Bref, ce n’est pas une obscure feuille de chou publiée par des hurluberlus, mais une revue importante dans son domaine.

Les auteurs de cet article soutiennent que la dénonciation de l’excision serait un « discours alimenté par un cadre fortement racialisé et ethnocentrique », « sensationnaliste », fondé sur la « sursimplification » et la « désinformation », et qui entraînerait une stigmatisation accrue des immigrants d’origine africaine.

Ils avancent qu’un pourcentage élevé de femmes excisées disent avoir une vie sexuelle satisfaisante, mais ne présentent aucune donnée à cet effet, alors que des données établissant le contraire sont facilement disponibles.

Les mots « female genital mutilation » sont mis entre guillemets pour relativiser.

On utilise l’expression trompeuse « female circumcision ».

On associe la pratique aux chirurgies génitales esthétiques pratiquées en Occident, alors que ces dernières, qu’on les approuve ou pas, visent à augmenter le plaisir sexuel et non l’inverse.

Pour les auteurs, penser comme eux serait faire preuve de « courage intellectuel ».

Choquant

On ne parle pas ici d’anthropologues qui étudient objectivement une coutume ancestrale, mais d’une prise de position ouvertement militante et moralement choquante.

Tout cela est publié dans une prestigieuse revue universitaire et britannique d’éthique médicale.

Et qu’advient-il du principe fondamental primum non nocere (surtout ne pas nuire) de l’éthique médicale ?

Mon cerveau refusait presque d’enregistrer ce que mes yeux lisaient.

Ce fanatisme idéologique doit être dénoncé et combattu sans relâche.

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