Ça faisait 15 ans qu’un premier ou une première ministre du Québec n’avait pas pris part à la fête de Québec, cycle qu’a rompu Christine Fréchette hier, témoignant une fois de plus de son engagement envers la capitale nationale.
La dernière fois que le numéro un du gouvernement québécois avait pris la parole pour les célébrations du 3 juillet remontait aussi loin que 2011. Jean Charest était alors premier ministre, et il avait prononcé un discours essentiellement axé sur ses salutations au couple princier Kate et William, en visite au Québec.
Dans son allocution axée sur la capitale, prononcée sous un soleil de plomb, la première ministre a exprimé sa fierté envers Québec, dont elle a parlé comme d’un modèle « qui nous éblouit » et « de la plus belle ville d’Amérique ».
En matinée, la cheffe caquiste était à Shannon, où elle a annoncé des candidats dans Jean-Talon et La Peltrie.
Dans la région, Mme Fréchette devrait aussi annoncer une autre très bonne candidature, nous dit-on, d’ici la mi-juillet.
Fait à remarquer, aucun autre chef de parti à l’Assemblée nationale n’était présent pour la cérémonie, qui se déroulait dans les jardins de l’hôtel de ville, et où se trouvaient de nombreux élus.
Engagement personnel
« Pour Mme Fréchette, la capitale ce n’est pas que du discours, mais un engagement personnel », me disait un autre amoureux de Québec, hier.
C’est aussi ce que je perçois. Mme Fréchette aurait très bien pu baisser les bras et miser sur d’autres régions avant la capitale. Elle fait toutefois le contraire, et ce depuis le jour un.
Sa visite au maire de Québec, dans les heures précédant sa désignation comme première ministre, aurait pu être perçue comme une combine pour bien paraître, mais qui n’aurait pas connu de suite.
Mais la première ministre a fait ses devoirs, en s’enquérant des priorités auprès des acteurs de la région, et en gardant contact avec eux.
On la voit maintenant passer de la parole aux actes. Elle a réglé le financement du tramway avec le fédéral.
Hier, son gouvernement a également annoncé une somme très attendue qui permettra au port de Québec d’électrifier enfin ses quais. Cela permettra d’épargner 7500 tonnes de gaz à effet de serre par année, « un cadeau pour la région », comme l’a exprimé la PDG, Olga Farman.
Fin du brouillard
Mme Fréchette a aussi lancé un appel d’intérêt sur le troisième lien. Si on peut finir par aller au bout de la réflexion, au lieu d’avancer et de reculer comme l’a fait son prédécesseur pendant huit ans, ce sera toujours ça de gagné.
Il faut finir par se sortir de cette zone de brouillard où un projet hypothétique gobe tout l’espace public ou presque. Il s’agira de la troisième élection sur le projet, et il faut que ça finisse.
Je trouve d’ailleurs honorable de la part de Mme Fréchette d’avoir autre chose à dire que de parler de ce projet, dont elle n’a pas fait mention hier dans le cadre de la fête de Québec.
Les besoins abondent pour Québec et elle a le bon sens d’en être consciente.
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2 days ago
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