La moitié des Montréalais envisagent de déménager dans une ville plus abordable à travers le Québec, selon un rapport de Royal LePage qui classe les villes canadiennes selon leur abordabilité.
Deux villes de la province figurent parmi les quinze villes canadiennes les plus abordables, soit Trois-Rivières (8e au pays) et Sherbrooke (13e position), selon le sondage du fournisseur de services immobiliers.
À l’échelle du pays, plus de la moitié des sondés du Grand Toronto et du Grand Vancouver envisageraient d’acheter une propriété dans l’une des quinze villes les plus abordables, une proportion qui s’établit à 48 % du côté du Grand Montréal.
Sherbrooke s’avère la destination la plus populaire chez les répondants montréalais avec 29 %, suivie de Trois-Rivières (25 %) et de Charlottetown (7 %), des secteurs où la surchauffe immobilière est moins ressentie.
En revanche, la ville de Québec, qui affiche une détérioration de l’abordabilité du logement, a enregistré la plus forte hausse des prix de l’immobilier d’une année à l’autre au cours des huit derniers trimestres consécutifs.
Les jeunes semblent plus enclins à vouloir s’établir en dehors de Montréal, puisque 77 % des répondants de la génération Z et 56 % des milléniaux envisagent l’option de se relocaliser pour accéder à la propriété.
En plus de l’attrait pour le coût de la vie plus bas (55 %), quelque 42 % des Montréalais qui souhaitent quitter la métropole cherchent un rythme de vie plus décontracté et 41 % d’entre eux évoquent la proximité avec la nature.
« Alors que l’accès au marché reste difficile dans les centres urbains les plus chers du pays, s’installer dans une ville plus abordable devient moins un dernier recours qu’une stratégie délibérée », a observé Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage.
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