Une jeune femme de 21 ans affirme avoir été piquée à son insu par une seringue remplie de GHB au Festival western de Saint-Tite, samedi soir. Elle a rapidement ressenti une brûlure dans sa fesse gauche, avant de perdre le contrôle de son corps en quelques minutes.
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« J’étais habillée avec des jeans, un gros polar, j’étais avec mon chum, j’étais à jeun, je n’étais pas intoxiquée, je n’ai rien pris et ça m’est arrivé », raconte Sabrina St-Pierre dans une vidéo publiée sur TikTok.
« Il y a un inconnu qui a décidé qu’il avait le droit d’injecter une substance dans mon corps. C’est terrifiant. Je suis terrifiée », confie-t-elle.
La jeune femme de 21 ans qui habite Trois-Rivières aurait été victime d’une « piqûre sauvage » au Festival western de Saint-Tite, samedi soir, vers 21 heures.
L’agression consiste à piquer des personnes à leur insu avec des seringues en leur injectant ou non des drogues de soumission lors d’événements festifs.
Sabrina St-Pierre suspecte une injection au GHB, aussi appelé la drogue du viol.
Perdre le contrôle
« Quelques minutes se sont écoulées avant que je perde totalement le contrôle de mon corps. Je me suis effondrée dans les bras de mon chum. J’avais la nausée, un énorme mal de tête, j’avais chaud, le vertige », détaille-t-elle.
La victime ne sait toujours pas ce que contenait la seringue, mais les symptômes qu’elle décrit s’apparentent bel et bien à ceux du GHB.
Elle assure avoir été rapidement prise en charge par une équipe paramédicale et qu’un médecin l’attendait à la clinique sur le site même du festival.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là pour Sabrina St-Pierre.
« J’ai passé énormément de tests parce que cette aiguille-là, on ne sait pas si elle était propre. Je dois avoir un suivi médical pour vérifier que cette piqûre ne m’a pas exposée à une infection ou à une maladie transmissible », explique la jeune femme à la sortie de l’hôpital, dimanche soir.
La Sûreté du Québec (SQ) confirme avoir été avisée de la situation.
« Il n’y a pas eu d’arrestation, mais une enquête est en cours », précise la porte-parole Élizabeth Marquis.
Surveillance accrue
Depuis qu’elle est toute petite, Sabrina St-Pierre associe le festival western aux chevaux, à la famille et aux amis.
« Aujourd’hui, Saint-Tite m’a fait connaître une peur qu’on ne devrait pas connaître », déplore-t-elle.
Elle rappelle que prendre soin de ses proches est la seule façon de se protéger des piqûres sauvages qui sont en hausse dans les festivals au Québec : elle n’avait ni bu ni consommé, et elle était entourée d’une quinzaine d’amis qui sont majoritairement des hommes.
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L’an dernier, une autre jeune femme aurait été droguée à son insu au moyen d’une seringue à Saint-Tite. Six autres personnes disaient avoir subi la même agression au festival de musique électronique ÎleSoniq, à Montréal.
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