Une jeune femme miraculée vit avec un grave trauma depuis que son copain a délibérément provoqué une collision en fonçant à pleine vitesse dans une zone de construction sur l’autoroute, à Montréal.
« Je n’ai pas encore complètement réalisé à quel point c’était grave, confie Samantha Morel, qui garde un sombre souvenir de cette nuit de mai 2024. J’ai eu peur pour ma sécurité et j’ai eu peur pour ma vie. »
Michael Walker a, depuis, plaidé coupable à une accusation de conduite dangereuse. Il était de retour en cour cette semaine en vue des plaidoiries sur sa peine, prévues en octobre.
Juste avant le crime, l’accusé et sa compagne, alors en couple depuis environ un mois, avaient passé la soirée chez un ami. Déjà là, les tourtereaux se disputaient.
Ils ont néanmoins quitté les lieux ensemble en voiture, comme prévu. Walker se serait même excusé et semblait calme.
Au volant de son Acura, l’accusé est monté sur l’autoroute avec une vitesse allant de 120 à 130 km/h.
En mode survie
Puis, durant le trajet, Michael Walker a verbalisé des idées suicidaires, soit de foncer dans un mur, raconte la Montréalaise de 24 ans.
L’homme de 23 ans tenait le volant « très serré » et paraissait fâché, précise un résumé des faits de l’affaire.
« Je me souviens que juste avant la collision, il conduisait vraiment vraiment vite », décrit Samantha Morel.
De plus en plus inquiète, la jeune femme s’est enfoncée dans son siège, appréhendant un éventuel impact.
« Peu de choses me passaient par la tête à ce moment comme j’étais en mode survie et que je me préparais à peu importe ce qui allait arriver », témoigne la jeune femme.
L’accusé a délibérément donné un coup de volant pour foncer dans une zone de construction.
Son véhicule a fait des « zigzags » puis percuté des cônes, un panneau de signalisation temporaire et le muret de l’autoroute.
La voiture a arrêté sa course après avoir tourné sur elle-même, laissant derrière tous ses ravages.
« Je m’en vais en prison. Je l’ai presque tuée (I almost killed her). J’ai juste donné un coup de volant. [...] Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je me suis fâché », a-t-il lancé.
Il avait d’ailleurs un permis de conducteur apprenti et n’avait pas le droit de conduire entre minuit et 5 h, selon un document de cour.
Elle ouvre les yeux
Samantha Morel s’en est tirée avec des blessures physiques somme toute mineures. Elle a eu une cheville et un pied enflés, une tendinite au tendon d’Achille ainsi que des douleurs autour du cou.
Mais elle souffre aujourd’hui d’un choc post-traumatique et d’anxiété et craint souvent de croiser son ex, comme ils habitent le même secteur.
Elle avait hésité à porter plainte à la police, expliquant le geste par les défis de santé mentale de l’accusé.
« J’ai eu des enjeux de santé mentale toute ma vie et jamais je ne tenterais de mettre fin à la vie de quelqu’un pour ça », a-t-elle toutefois convenu.
Réaliser qu’elle aurait pu mourir à cause d’une relation toxique lui a « ouvert les yeux »
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.
.png)
2 days ago
20















Bengali (BD) ·
English (US) ·