«J’ai écrit cet album avec énormément de flamme et d’envie»: Grand Corps Malade lance «Voir la mer»

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De retour en France après avoir vécu son rêve d’une année en famille au Québec, Grand Corps Malade rend hommage à Montréal dans Voir la mer, un nouvel album qu’il confie avoir écrit « avec énormément de flamme et d’envie ».

Grand Corps Malade décrit comme « absolument parfaite » l’année qu’il a passée dans le quartier montréalais d’Outremont en 2025.

« À Montréal, il y a plus d’espace, de parcs et de douceur de vivre que dans la folie parisienne. La vie montréalaise me manque pour son rythme beaucoup plus détendu », explique le slameur français âgé de 49 ans.

La chanson Une mélodie, tirée de ce plus récent album, est justement une ode à Montréal. « Ce sont les yeux de quelqu’un qui y a passé une année. Ma nouvelle vision de Montréal », précise celui qui avait fait paraître À Montréal en 2010, un titre qui donnait alors la parole à un touriste de passage dans la métropole.

L’album Voir la mer inclut aussi L’hiver, un duo avec la chanteuse québécoise Cœur de pirate, qui rend hommage à la saison froide au Québec.

Pour Grand Corps Malade, le fil conducteur de ce nouvel opus composé de 16 titres est l’inspirant concept du « vivre ailleurs ».

Le slameur français Grand Corps Malade

Le slameur français Grand Corps Malade crédit Yann Orhan

Dans Drôle de lettre, il explore sa vie à distance de Paris ; Puissance 4 puise dans son vécu familial à l’étranger, tandis que Voir la mer joue sur la symbolique du regard tourné vers d’autres horizons.

Cœur et passion

Loin de la sérénité hivernale, Grand Corps Malade exprime sa colère dans le percutant titre Pas de fatalité, une chanson qui s’attaque au racisme et à la progression de l’extrême droite.

« Je suis terrifié et abasourdi par le racisme décomplexé et l’impression qu’on peut tout se permettre sur les grands plateaux de télé et les réseaux sociaux. C’est une direction qui m’effraie beaucoup : le chacun pour soi. On m’a dit que j’étais courageux de sortir cette chanson, ce qui est très révélateur de la dérive de la pensée », dit l’artiste qui est père de jeunes âgés de 13 et 16 ans.

L’artiste apporte néanmoins une note d’espoir avec J’en ai pas encore fini et Ça ira, deux titres qui célèbrent la solidarité et la puissance du collectif comme moteurs pour traverser les épreuves.

La pochette de l'album «Voir la mer» de Grand Corps Malade

La pochette de l'album «Voir la mer» de Grand Corps Malade crédit Yann Orhan

Enfin, dans 20 ans plus tard, pièce où il retrace deux décennies de carrière musicale, Grand Corps Malade avoue « se sentir comme un débutant » à chaque sortie d’album.

« Quand tu as mis autant de cœur, de temps et de passion dans un album, tu es fébrile et impatient de voir comment les gens vont l’accueillir », confie l’artiste, qui espère retrouver les scènes du Québec en 2028.

– L’album Voir la mer de Grand Corps Malade est sur les plateformes.

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