La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, est en faveur d’un moratoire sur les interpellations aléatoires des policiers à la suite des allégations de racisme des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
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« Ce n’est pas normal qu’on doive dire à des enfants, des jeunes adultes noirs nés ici au Québec “quand la police va t’arrêter, ne dis rien, fais attention”. C’est sûr qu’il y a une frustration, une colère actuellement », a déclaré la mairesse en entrevue à TVA Nouvelles.
Interrogée sur la question des interpellations policières aléatoires, la mairesse de Montréal a répondu : « Est-ce qu’on prend une pause ? [...] C’est le mot qu’on doit utiliser moratoire. Il faut que les gens puissent avoir confiance. »
Rappelons que le chef du SPVM, Fady Dagher, dénonçait vendredi dernier des actes racistes de la part de plusieurs agents du poste 39 dans Montréal-Nord. Les allégations ont soulevé un tollé au sein de la population québécoise.
À l’Hôtel de Ville vendredi, la mairesse s’indignait de plusieurs interpellations faites envers son mari alors qu’il était au volant.
« Oui il a été arrêté pour vérification comme beaucoup d’hommes noirs le sont, comme dans la communauté noire », a-t-elle raconté.
Une enquête publique est réclamée par plusieurs groupes militants, qui dénoncent un racisme systémique.
« Si vous avez un cancer puis votre oncologue vous prescrit des Advil, tout le monde sera d’accord avec moi de l’ampleur de la maladie, mais le médicament qu’on m’a donné n’est pas adéquat, explique l’avocat Fernando Belton. Ce n’est pas un problème de pommes pourries, c’est un problème systémique, c’est tout le verger qui est contaminé. »
Le gouvernement du Québec a pour sa part annoncé la nomination d’une personne mandatée pour observer le déroulement des enquêtes.
« Les gestes qui ont été posés sont totalement inadmissibles, a affirmé Christine Fréchette en conférence de presse. Et on va voir au terme des enquêtes ; les résultats et toutes les possibilités sont sur la table. »
Deux policiers ont déjà été suspendus dans le dossier et pourraient faire face à des accusations criminelles.
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