Des Montréalais qui vivent aux abords de la rue Sherbrooke n’en peuvent plus du trafic bruyant devenu continuel sur cet axe routier central.
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Travaux au pont-tunnel, inversion du sens de circulation, feux mal synchronisés, piétonnisation des rues avoisinantes, chaussée dégradée, hausse du nombre de voitures : les résidents du secteur sont à bout de nerfs face à ces différentes perturbations.
« Avant, c’était seulement la semaine aux heures de pointe, maintenant c’est la fin de semaine, samedi, dimanche », raconte Serge Tétreault en retournant chez lui lundi après-midi.
L’homme qui réside sur Le Plateau-Mont-Royal depuis 1992 note un changement notable dans la congestion sur cet axe clé de la métropole.
Son avis est partagé par la majorité des résidents rencontrés. Marc, qui réside avec sa famille près de la rue de Lorimier depuis 15 ans, déplore aussi « l’enfer » des bouchons de circulation.
« Avant, ce n’était pas si pire, mais depuis qu’ils ont fait le tunnel, c’est l’enfer. »
Des cônes orange habillent notamment le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, l’avenue de Lorimier, la rue Papineau et la rue Berri.
« C’est sûr que vu qu’il y a l’hôpital aussi à côté, il y a toujours, toujours du trafic », note Nina qui habite directement sur Sherbrooke depuis deux ans.
Sa chambre donne sur la rue, où elle entend tout, y compris des bruits d’ambulances ou des accidents.
L’expert en planification des transports Pierre Barrieau explique la situation notamment par une hausse des événements sur l’île de Montréal ainsi que par le fait que cet axe est utilisé pour traverser d’arrondissement en arrondissement, et même de ville en ville.
« Avant c’était juste quand on avait des événements de feux d’artifice, mais maintenant c’est très souvent », explique-t-il en entrevue, ajoutant qu’il a remarqué une augmentation continuelle au cours des 15 dernières années.
« Sherbrooke c’est le connecteur pour un accès facile au pont Jacques-Cartier », ajoute-t-il.
Quelle serait la solution ?
Entre les voies réservées, les feux de circulation gérés à la main, les travaux et la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine, Pierre Barrieau note un problème central entourant l’état de la chaussée pour cet axe utilisé à bien des escients.
Pour lui, un repavage de la rue serait coûteux, mais constituerait la meilleure option pour améliorer la circulation.
« L’état de la chaussée diminue la capacité de la route et la vitesse des véhicules. Il y a tellement de nids-de-poule et de problèmes que les gens ne roulent pas à une vitesse optimale », indique-t-il.
À cela s’ajoute une augmentation du nombre de véhicules, ainsi qu’une hausse du nombre de kilomètres parcourus par personne.
Pierre Barrieau remarque aussi un débalancement du trafic créé par la programmation des feux de circulation qui bénéficierait davantage à l’un des deux sens.
Les policiers augmentent le nombre de voitures qui passent par lumière verte, ainsi la congestion se retrouve de l’autre côté de la lumière si les feux ne sont pas synchronisés partout.
Pour les piétons, c’est donc « plus mélangeant », raconte l’expert. Dans certaines villes, « on a vu une augmentation des collisions avec les piétons » en lien avec la programmation des feux, affirme-t-il.
La Ville de Montréal et le bureau de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal n’ont pas accepté nos demandes d’entrevues.
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1 week ago
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