Des citoyens ont tenu à rendre hommage aux policiers qui ont risqué leur vie, particulièrement à celui qui a payé le prix ultime, lors de la fusillade qui a secoué tout le Québec.
« Nous sommes venus aujourd’hui pour démontrer notre respect à ceux qui nous aident et qui nous protègent », a indiqué John Brown, rencontré mercredi avec sa femme, Brigitte Gaudreau, à quelques mètres de l’hôtel Hilton, près duquel ont eu lieu les coups de feu en début de semaine.
Le couple a fait le voyage depuis Sainte-Dorothée, pendant son congé de la Saint-Jean-Baptiste, pour aller déposer une rose bleue au poste de quartier 26 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), dans le secteur de Côte-des-Neiges.
Une table a été installée dans le vestibule du poste de police pour que les gens puissent y déposer des offrandes à la mémoire du policier Mohamed Lamine Benredouane, 34 ans, qui a été mortellement atteint par des projectiles.
Des fleurs en abondance, des messages et une bouteille de whisky canadien Crown Royal faisaient partie de ce petit mémorial temporaire. Le spiritueux rappelait la tradition du « Dernier Salut » après le décès de policiers en service.
« Bon travail » des policiers
Des résidents du secteur ont également tenu à féliciter les policiers pour leur dévouement.
« Je suis d’un certain âge et tous les policiers étaient polis avec moi », a mentionné Ruben Dubrofsky, qui affirme être arrivé à son domicile le jour du drame alors que tout le quartier était bouclé par les autorités.
Un chauffeur d’autobus curieux, qui scrutait les environs pour tenter de comprendre ce qui avait bien pu mener à cette tragédie, a quant à lui reconnu le courage que demande le fait de s’enrôler dans les forces de l’ordre.
« J’aurais aimé être policier quand j’étais jeune, mon père travaillait dans une prison, mais en voyant ça, je me rends compte que je n’avais peut-être pas ça dans le sang », a raconté Pierre Gaudreau, qui se dit rassuré que les policiers puissent travailler en binôme pour se protéger.
Des employés ébranlés
Un second lieu commémoratif a été installé à deux pas de l’endroit où ont été tués le policier et le civil, Michel Moshe Mizrahi.
« Rien ne justifie l’abject ! » lisait-on. « À la mémoire de ceux tombés ici, nous ne vous oublierons pas. »
Certaines personnes qui travaillent dans le secteur sont par ailleurs toujours sous le choc deux jours après l’événement.
« L’équipe est correcte aujourd’hui, mais j’ai un employé qui reste à la maison », a confié Mordy Aisenstark, gérant de la pizzeria devant laquelle le tireur est passé pendant les échanges de tirs.
« Je l’ai appelé, mais il n’a pas répondu », a-t-il ajouté, reconnaissant qu’il devrait lui laisser du temps pour s’en remettre.
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1 week ago
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