La saga du pont Gordie-Howe, qui s’est ouvert officiellement à la circulation lundi, symbolise le gouvernement du Canada qui s’agenouille face à l’administration Trump, affirme un analyste politique.
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Après plusieurs années de retard, l’infrastructure est désormais opérationnelle, mais Ottawa a accepté de partager les revenus de péage du pont, bien que celui-ci ait été construit entièrement aux frais des contribuables canadiens.
« Ça illustre cette manie de la part de notre premier ministre de souvent reculer et de faire des concessions devant un Donald Trump qui est de plus en plus menaçant », a résumé Louis Hamann, ex-stratège libéral et ex-délégué du Québec à Washington, en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
La stratégie de Donald Trump est toujours la même, selon lui, soit d’annoncer plus de tarifs, de n’effectuer aucune concession et de faire toujours davantage de demandes.
« Donald Trump, il n’est pas fou non plus, il voit que ça fonctionne et il se dit : “Mon Dieu, j’ai seulement besoin de proférer une menace que peut-être que je ne mettrai même pas à exécution, et j’ai Carney en avant qui plie comme une chaise de parterre de chez Canadian Tire à 5 $” », clame Louis Hamann.
Le pont Gordie-Howe devrait certainement aider à la fluidité du commerce entre le Canada et les États-Unis, mais encore faut-il qu’il y ait un véritable libre-échange, soutient l’ex-stratège politique.
« Tu peux avoir la meilleure ampoule au monde si ton marché cherche les néons, tu n’es pas dans le marché. Alors encore une fois félicitations, le pont est ouvert, c’est un très beau pont [...], mais il faut régler le problème commercial avec les États-Unis pour que ça vaille vraiment la peine », argumente-t-il.
Ce dernier estime que Mark Carney s’est « peinturé dans le coin » en acceptant que le Canada partage les revenus de péage avec les États-Unis pour les 15 prochaines années, avant de pouvoir véritablement pouvoir rembourser son investissement.
L’entente initiale prévoyait que le Canada obtienne la totalité des revenus de péage au cours des 15 premières années d’existence du pont.
« Si Donald Trump est capable de changer le deal une fois, il peut changer le deal encore une fois. Qui ne dit pas que demain matin ou la semaine prochaine, il va se réveiller un matin et va dire "Tu sais quoi ? Le deal du pont là finalement, je ne l’aime pas. Je vais rappeler mon bon buddy Mark Carney à Ottawa puis on va te renégocier ça à nouveau"», suggère M. Hamann.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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2 days ago
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