Le Québec doit venir en aide à ses entreprises, mais il faut le faire différemment, affirme Éric Duhaime.
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En entrevue à l’émission Le Bilan, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) a discuté de sa vision économique pour le Québec, qui débuterait par des coupes massives dans les dépenses de l’État.
« Les conservateurs, on veut changer le modèle au Québec, le modèle bureaucratique, le modèle étatiste. Il faut donner de l’oxygène à nos entreprises. On ne peut pas continuer éternellement à penser qu’on peut les subventionner en période de crise. Ça prend un plan à long terme. Ça veut dire des baisses d’impôts autant pour les travailleurs que pour les entreprises », a déclaré le politicien.
« On élimine graduellement les subventions aux entreprises. Je pense que c’est un gros morceau de Québec, les gens ne savent pas ça, mais le Québec subventionne beaucoup plus les entreprises qu’ailleurs, ce n’est pas un modèle économique pour nous autres qui est viable », a-t-il ajouté.
Le Québec ne peut se contenter de jouer l’horloge, estime le politicien.
« Le protectionnisme américain n’est peut-être pas là juste pour quelques jours », soutient-il.
Où couper ?
Ce dernier prône notamment une déréglementation massive afin de réduire la paperasse des entrepreneurs.
« Au Québec, les gens ne savent pas ça, mais il y a 150 000 exigences réglementaires. En Alberta, ils en ont 60 000, deux fois et demie moins. Quand tu as moins de règlements, tu as moins de fonctionnaires à brasser du papier, puis à contrôler le monde », clame-t-il.
De tels changements doivent et peuvent être opérés rapidement, assure Éric Duhaime.
« Doug Ford l’a fait en Ontario. [...] Dès l’arrivée de Donald Trump, ils n’ont pas attendu deux ans, ils ne se sont pas réveillés dans la nuit de vendredi à samedi. Tout de suite, [Ford] a dit “on va lever les barrières interprovinciales au Canada” et ils ont déposé, en avril 2025, un projet de loi. Qu’est-ce qu’on attend au Québec ? » lance le chef conservateur.
Éliminer la taxe carbone fait également partie des priorités du PCQ
« Ç’a un impact sur les revenus des entreprises. Allez parler aux travailleurs du bois d’œuvre, puis demandez-leur l’impact, il ne le rentrent pas avec des trottinettes électriques, le bois », affirme-t-il.
Au total, Éric Duhaime s’engage à couper 47 milliards de dollars en dépenses gouvernementales.
Cependant, pas question de couper en santé, en éducation ou en culture, assure le chef conservateur, qui réitère toutefois son intention d’abolir Santé Québec.
Il faut couper dans le gras sans réduire les services, martèle le politicien.
« SAAQClic, ç’a coûté 1,1 milliard. Northvolt et Lyon électrique, ce ne sont pas des exemples farfelus, ce sont des milliards que la CAQ a garrochés à gauche puis à droite, en pure perte », dénonce M. Duhaime.
Le chef du PCQ a également répété son objectif de faire élire 12 députés le 5 octobre, afin d’être reconnu comme groupe parlementaire officiel à l’Assemblée nationale.
Il insiste toutefois pour dire que ce chiffre constitue un plancher.
« L’objectif va monter, c’est sûr, au fil de la campagne », indique Éric Duhaime.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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