Augmentation des idées suicidaires et des demandes d’aide chez les jeunes, itinérance en hausse, détresse accrue chez les travailleurs de la santé : les plus récentes données brossent un portrait préoccupant de la santé mentale au Québec. Voici 6 statistiques préoccupantes qui illustrent cette réalité, alors que la santé mentale des Québécois peine à se tailler une place importante dans les discours électoraux.
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20 %
C’est le pourcentage de la population qui présente un trouble de santé mentale chaque année au Québec.
« La probabilité de présenter un tel trouble au cours d’une vie serait désormais davantage la norme que l’exception », indique l’Association des médecins psychiatre du Québec (AMPQ) dans un communiqué diffusé à la fin du mois d’août visant à interpeller les principaux partis politiques de la province.
5,6 %
C’est la portion du budget du ministère de la Santé et des Services sociaux consacrée à la maladie mentale. Les conséquences de ce sous-financement se font ressentir dans toute la société, alors que « les services demeurent fragmentés, les trajectoires de soins manquent de clarté et les inégalités d’accès persistent entre les régions et les grands centres », indique l’AMPQ.
12 000
C’est le nombre de personnes qui étaient en situation d’itinérance visible dans la province lors du dernier dénombrement provincial du 15 avril 2025. Il s’agit d’une hausse de moyenne 20 % par rapport à l’exercice de 2022.
Cette augmentation représente un défi en matière de santé mentale, car les troubles mentaux sont surreprésentés au sein de cette population. Les plus récentes données gouvernementales indiquent qu’environ 57 % des personnes en situation d’itinérance visible sont aux prises avec des troubles psychologiques.
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94,1
C’est le nombre d’hospitalisations par 100 000 habitants liées à des tentatives de suicide chez les jeunes filles de 10 à 14 ans en 2024. Ce taux a triplé depuis 2010.
Ce sont néanmoins les adolescents de 15 à 19 ans qui présentent le taux d’hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé avec 178 par 100 000 habitants, soit quatre fois plus que la moyenne québécoise.
50 000
C’est le nombre d’adolescents qui ont fait appel aux services de l’organisation Tel-jeunes, qui a pour mission d’accompagner les jeunes au quotidien, en 2025.
C’est une augmentation de 37 % depuis quatre ans.
Dans un rapport publié au mois d’août, l’organisation indique que les demandes d’aide sont aussi « plus complexes et plus lourdes », notamment en raison de l’anxiété vécue par les jeunes Québécois.
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25 millions
C’est le nombre d’heures de travail perdues au sein du réseau de la santé en raison de problème de santé mentale du personnel. Le Programme d’aide aux médecins du Québec a aussi reçu plus de 1000 nouvelles demandes en un an, soit une hausse de 20 %, selon les plus récentes données publiées par l’AMPQ au mois d’août. Il s’agit d’un sommet historique.
Sur le terrain, ces statistiques se traduisent par des absences et des services amoindris.
Des idées, mais pas de chiffres concrets
Mardi, la candidate péquiste Camille Pellerin-Forget, le solidaire David Poulin-Latulippe et la libérale Elisabeth Prass ont participé à un débat organisé par la Coalition communautaire en santé mentale. La Coalition Avenir Québec (CAQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ) ont refusé d’y participer.
Les partis présents se sont entendus sur la nécessité de mieux financer les organismes communautaires et de miser davantage sur la prévention, mais n’ont pas été en mesure de chiffrer leurs promesses.
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1 week ago
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