On a demandé à Christine Fréchette si elle est encore souverainiste.
« Les gens n’en veulent plus », a-t-elle répondu.
Ça, c’est comme si vous me demandiez si je mange du boudin, et que je répondais : « Les gens n’aiment pas ça... »
« Ce n’est pas la question que je vous ai posée », me diriez-vous.
Avec raison.
UNE POSITION NON BINAIRE
« Mon opinion personnelle sur la question de la souveraineté n’a aucune importance », a dit Christine Fréchette pour justifier son refus de répondre.
Euh...
L’opinion de la première ministre sur une question essentielle qui concerne l’avenir du Québec, question qui taraude les Québécois depuis 50 ans et qui revient pour la troisième fois à l’avant-plan n’est pas importante ?
Ben coudonc.
On va lui parler du prix des marteaux chez Canadian Tire, alors.
Ou de la pluie et du beau temps.
Au moins, Charles Milliard est clair. Il est fédéraliste. All the way.
Madame Fréchette, elle, alimente l’ambiguïté.
Elle est ni pour ni contre, bien au contraire.
Constitutionnellement, elle est non binaire.
Ni pour le Oui ni pour le Non.
Quelque part entre les deux.
Un Québec indépendant dans un Canada uni, ou quelque chose du genre.
Je vous parlais du général de Gaulle, l’autre jour.
Pour ce grand homme, diriger, c’était montrer le chemin. Croire à une idée et essayer de convaincre les gens que c’est la meilleure, la voie à suivre.
Comme le fait PSPP.
Pour madame Fréchette, il semble que diriger, c’est comme gérer une épicerie.
« Vous voulez quatre tranches de jambon ? Voici quatre tranches de jambon. Bonne journée ! »
LE PROBLÈME N’EXISTE PLUS !
Il fut un temps où la CAQ croyait en quelque chose : la troisième voie. Aller chercher de nouveaux pouvoirs à Ottawa.
On peut être d’accord ou pas, mais au moins, c’était une position. Un plan.
Maintenant qu’on a découvert que cette troisième voie est un cul-de-sac qui ne mène nulle part, même quand on dirige un gouvernement majoritaire au Québec, la CAQ ne sait pas trop quelle position défendre en ce qui concerne ses relations avec Ottawa.
Alors, elle fait comme si cette question n’existait plus.
Comme si elle était — par magie — disparue.
« Hein, quoi ? La Constitution ? C’est quoi ça ? »
« Ça n’intéresse pas les Québécois », dit madame Fréchette.
Le hic c’est que ça intéresse Ottawa en maudit.
Ils sont très contents, au fédéral, de voir que la PM du Québec ne veut plus parler des relations avec le fédéral !
Ce n’est pas parce que tu décides de ne plus parler d’un problème que le problème n’existe plus.
COLLÉE, COLLÉE
Quiconque regarde Christine Fréchette aller sait quelle est sa position.
Collée sur le fédéral.
Oh, notre PM fait semblant que c’est elle qui dirige et qui dicte ses volontés à Carney, mais personne n’est dupe.
Madame Fréchette n’est ni souverainiste ni autonomiste. C’est une fédéraliste.
Au moins qu’elle s’assume et qu’elle le dise clairement !
Car esquiver la question comme elle le fait est une insulte à l’intelligence des Québécois.
VOS TAXES AU TRAVAIL !
Un résidant de Cap-Rouge a reçu un avis de non-conformité, car il avait installé trop de gazon synthétique autour de sa piscine.
Du béton, ça aurait été parfait, la Ville l’aurait laissé tranquille. C’est gris, c’est dur, c’est moche, ça fait mal quand on se cogne la tête dessus, en plein ce qu’il faut !
Mais du gazon synthétique ? Pas plus de 18 mètres carrés ! Sinon, vous êtes en infraction !
Ces temps-ci, tous les partis veulent réduire la taille de l’État. Pourrait-on commencer par imposer des limites à son rôle ?
Si ça continue, des inspecteurs vont bientôt entrer dans notre salon pour compter le nombre de boules qu’on a installées dans nos sapins de Noël... Et mesurer leur circonférence, pour voir si elles ne sont pas trop grosses.
UNE LOI PROPATCH !
Ça y est, la loi antipatch est entrée en vigueur. Les Hells Angels n’ont plus le droit de dire à tout le monde qu’ils sont membres d’une organisation criminelle !
Ce n’est pas ça qu’on aurait dû faire. On aurait dû faire le contraire, c’est-à-dire obliger TOUS les bandits à imiter les Hells et à porter des insignes disant qu’ils sont des criminels certifiés !
Un insigne rouge pour les membres de la mafia, un bleu pour ceux des gangs de rue, etc.
Comme ça, on protégerait mieux la population, non ?
Si Vincent Lacroix avait porté un patch disant qu’il est membre en règle de l’Association des fraudeurs du Canada, personne n’aurait fait affaire avec lui !
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2 days ago
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