Carney fait une autre concession à Trump: «Avec un intimidateur, on n'est jamais en position de force», estime un expert

2 hours ago 10

La dernière concession de Mark Carney à Donald Trump est une décision incompréhensible et ne devrait pas contribuer à faire avancer les négociations vers un accord, estime un expert en droit et en politique.

• À lire aussi : Le gouvernement Carney abandonne les redevances imposées aux plateformes de diffusion américaines

Le gouvernement canadien a annoncé, mercredi, l’abandon des redevances imposées aux plateformes de diffusion américaines.

« J’avoue que je ne la comprends pas, a affirmé Pierre Bélanger. Normalement quand on laisse tomber un irritant, c’est parce qu’on est près d’un règlement, quelque chose qui est en train de se passer ».

Le vice-président des relations gouvernementales chez SEIZE03 estime qu’une telle mesure laisse sous-entendre qu’une entente est imminente, alors que ça ne semble pas être le cas.

« Qu’est-ce qui va rester à donner pendant la négociation ? Comme négociateur, c’est ça que je me demande », a-t-il souligné en entrevue à QUB Radio et Télé, diffusée simultanément au 99,5 FM Montréal, mercredi.

Il s’agit de la deuxième concession de ce genre à survenir en un an. En juillet 2025, le premier ministre canadien avait abandonné les mesures fiscales visant les géants du numérique (GAFAM).

« Avec un intimidateur, on n’est jamais en position de force. Mais c’est rare qu’on réussisse à contenter un intimidateur en faisant des concessions dès le début et en lui montrant justement notre position de faiblesse », a déclaré l’ex-ministre de la Sécurité publique du Québec.

Le premier ministre Mark Carney et le président américain Donald Trump à Kananaskis, en Alberta, au Canada, le 16 juin 2025.

Photo AFP 

Le premier ministre Mark Carney et le président américain Donald Trump à Kananaskis, en Alberta, au Canada, le 16 juin 2025.

Ce dernier comprend qu’il n’est pas toujours facile de négocier avec nos voisins du Sud, qu’il qualifie de « super géant qui n’a pas son égal sur la planète ».

« Mais ce qu’on constate, c’est que les grands pays qui devraient lui tenir tête comme l’Angleterre, comme la France, s’écrasent devant lui, a-t-il expliqué. Donc l’écrasement n’est pas une solution, la négociation et tenir son bout est plutôt porteur dans le genre de négociation avec un individu ou avec un gouvernement comme ça ».

Pierre Bélanger estime malgré tout qu’il faut se tenir debout, notamment pour le milieu culturel dans ce contexte.

« Il faut avoir des arguments, il faut se garder des armes pour faire une négociation, a-t-il illustré. C’est vital pour le milieu qu’on s’entende, parce que les plateformes numériques sont là pour rester ».

Écoutez l’entrevue complète dans les extraits ci-dessus.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article