La femme qui a été retrouvée enterrée à Lévis, la semaine dernière, a bel et bien été victime d’un homicide, confirme la police de Québec. L’ex-conjoint de la victime, Martin Carrier, a d’ailleurs été formellement accusé de meurtre au premier degré vendredi.
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« L’enquête démontre qu’il s’agirait d’un homicide », a indiqué David Boisvert-Cormier, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), vendredi matin.
Rappelons que Sushmita Bhaskaran, 51 ans, a été retrouvée à moitié enterrée dans un secteur boisé près du chemin des Forts, le 22 juin dernier. Ce sont des proches inquiets de ne pas avoir de nouvelles qui avaient alerté les autorités de sa disparition.
D’origine indienne et ingénieure de formation, elle demeurait aux États-Unis avant de s’installer dans la Belle Province, il y a une quinzaine d’années.
Son ex-conjoint, Martin Carrier, un actuaire de Lévis âgé de 61 ans, a rapidement été accusé d’outrage à un cadavre dans cette affaire nébuleuse. Vendredi, un nouvel acte d’accusation a été déposé contre l’homme, qui est maintenant accusé de meurtre au premier degré de la femme. Il a officiellement comparu en fin de matinée vendredi.
Morte depuis 3 jours
Selon les documents judiciaires, le meurtre de Sushmita Bhaskaran aurait été commis « le ou vers le 19 juin ». La deuxième accusation visant Carrier, celle d’outrage à un cadavre, est quant à elle datée du 22 juin, soit la date de la découverte du corps de la victime.
Puisqu’il fait face à l’accusation la plus grave du Code criminel, la détention de Martin Carrier pour la durée des procédures est mandatoire. S’il souhaite éventuellement obtenir une remise en liberté, l’accusé devra s’adresser directement à la Cour supérieure avec une requête en bonne et due forme. Vu les circonstances, Carrier a renoncé vendredi à la tenue de son enquête sur remise en liberté sur l’accusation d’outrage.
La procureure au dossier, Me Sonia Lapointe, a informé le tribunal qu’une divulgation partielle de la preuve amassée avait été remise à la défense vendredi matin en lien avec cette nouvelle accusation. Le dossier de Martin Carrier a été reporté au 30 juillet prochain pour permettre la poursuite de l’enquête.
L’accusé est désormais représenté par l’avocat d’expérience Me René Verret.
Relation toxique et tendue
Carrier et la victime, Sushmita Bhaskaran, entretenaient une « relation toxique » depuis quelques années selon diverses informations. Ils étaient d’ailleurs séparés depuis 2018 d’après certains documents de cour consultés par Le Journal.
Ils se sont retrouvés devant un juge en droit de la famille en marge d’un dossier complexe, en plus d’avoir recours au tribunal civil dans une histoire d’enrichissement injustifié après la vente d’une maison. Selon le jugement rendu dans cette affaire, Carrier avait accepté d’agir comme prête-nom pour celle qui était alors sa conjointe pour l’achat d’une propriété puisqu’elle éprouvait des difficultés d’emprunt en raison de son statut auprès de l’immigration. Mme Bhaskaran s’acquittait des paiements hypothécaires, mais lors de leur séparation, Carrier affirmait plutôt qu’elle lui versait un loyer et a ainsi empoché l’entièreté du profit de la vente du domicile. Le tribunal avait condamné l’homme à verser près de 160 000 $ à Mme Bhaskaran, la Cour d’appel rejetant ensuite sa contestation.
Une amie de la victime avait confié au Journal après la découverte de son corps que tout ce qu’elle avait connu de la relation des deux impliqués était « toxique ».
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3 days ago
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