L’Ontario brandit la menace référendaire pour attirer la future Banque de la défense à Toronto, plutôt qu’à Montréal. Cette campagne fondée sur la peur est dénoncée par les partis d’opposition, tandis que Christine Fréchette préfère rester en retrait.
Les manœuvres de la Ville Reine et du gouvernement ontarien ont soulevé l’ire des élus de l’opposition, jeudi matin, les libéraux en tête.
Selon le quotidien La Presse, Toronto et le gouvernement ontarien invoquent la « stabilité politique » dans les documents soumis au gouvernement Carney, afin d’influencer son choix de la ville hôte de ce nouvel organisme international consacré au financement du secteur militaire.
En coulisse, ajoute le quotidien, les promoteurs ontariens n’hésitent pas à nommer la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec, advenant que le Parti Québécois forme un gouvernement majoritaire l’automne prochain.
« On dénonce ces tactiques-là », a déclaré le libéral Marc Tanguay, jeudi matin, ajoutant tout de même qu’un référendum créerait assurément de l’instabilité économique.
Tant les péquistes que les solidaires ont décrié la tactique ontarienne.
Retenue caquiste
Cependant, la nouvelle première ministre caquiste a fait preuve de plus de retenue.
Christine Fréchette s’est contentée de rappeler qu’elle avait moussé la candidature montréalaise auprès de son homologue canadien, en marge d’une annonce conjointe hier.
« J’ai rappelé, en fait, que Montréal a tout ce qu’il faut pour accueillir cette banque, dans le domaine de la finance, pour financer des projets en défense », a-t-elle déclaré jeudi matin, évoquant aussi les secteurs de l’aéronautique et de l’intelligence artificielle, bien implantés au Québec.
Quant à l’utilisation de la menace référendaire par les adversaires de Montréal, Christine Fréchette refuse de jeter les gants. « Moi, je n’embarque pas là-dedans », dit-elle.
Mme Fréchette n’a pas non plus contacté son homologue Doug Ford à ce sujet.
Quelques minutes plus tôt, son ministre responsable des Relations canadiennes, Jean Boulet, avait aussi refusé de commenter l’approche ontarienne.
« Je pense qu’il faut faire valoir la candidature de Montréal sans utiliser la peur », s’est-il contenté d’affirmer.
Son collègue responsable des Relations internationales, Christopher Skeete, a pour sa part souligné que « c’est sûr que Toronto est toujours gagnant quand le Québec se divise ».
« Nous, on va mettre de l’avant les grandes forces du Québec dans le dossier, que ce soit le secteur aérospatial, que ce soit notre expertise financière », a-t-il ajouté.
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1 week ago
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