50 ans des Jeux olympiques de Montréal: une fortune pour voir Nadia Comaneci, la gymnaste parfaite

3 days ago 5

La grandeur, les records, le dopage, la reine, la perfection, la corruption, l’argent : les Jeux olympiques de Montréal demeurent parmi les plus marquants de l’histoire, pour le meilleur comme pour le pire. En plongeant dans ses archives, Le Journal vous fait revivre à travers les yeux de l’époque les moments forts de cet événement sans précédent pour le Québec, 50 ans plus tard.

« Et Dieu créa Nadia ! » Ce titre publié dans l’édition du vendredi 23 juillet 1976 du Journal de Montréal illustre à lui seul à quel point la folie entourant la gymnaste roumaine Nadia Comaneci était grande pendant les Jeux.

« Les billets se vendaient entre 80 $ et 150 $ aux abords du Forum », précisait-on, alors que tels montants représentaient de petites fortunes à l’époque (soit environ 425 à 810 $, en argent d’aujourd’hui). Le prix moyen était de 7 $ (38 $ en 2026) pour les autres épreuves. 

Dans un vox pop réalisé à la sortie du Forum, un policier de Montréal, qui n’était pas identifié, commentait par ailleurs : « C’est le plus beau spectacle qu’il m’ait été donné de voir. Nadia séduit par la grâce de ses gestes. On dirait un petit oiseau. »

« J’ai accouché d’une petite fille il y a quelques semaines. Mon mari et moi avons décidé de l’appeler Nadia en l’honneur de Nadia Comaneci », témoignait pour sa part une dame.

Vox pop au sujet de Nadia Comaneci publié dans «Le Journal de Montréal» durant les Jeux olympiques de 1976.

Vox pop au sujet de Nadia Comaneci publié dans «Le Journal de Montréal» durant les Jeux olympiques de 1976. Le Journal de Montréal / Archives

Vérification faite, plus de 800 petites filles nées au Québec en 1976 ont hérité du prénom Nadia. Et un tel phénomène a aussi été observé dans les années suivantes.

Sa carte du ciel

Comaneci, qui était âgé de seulement 14 ans, était devenue si populaire pendant les Jeux de Montréal que Le Journal avait même publié sa carte du ciel dans l’édition du 26 juillet.

« Nadia Comaneci est une native du signe du Scorpion avec un ascendant dans le Sagittaire, mais surtout influencé par le Capricorne », rapportait-on, concluant qu’elle allait avoir une vie « hors du commun ».

Nadia Comaneci, 14 ans, durant les Jeux olympiques de Montréal, en 1976

Nadia Comaneci, 14 ans, durant les Jeux olympiques de Montréal, en 1976 LES ARCHIVES / LE JOURNAL DE MONTREAL

En effet, 50 ans plus tard, Comaneci est encore considérée comme la reine des Jeux de Montréal. La célèbre gymnaste sera d’ailleurs de passage sur l’Esplanade du Parc olympique, le 1er août prochain, dans une célébration qui marquera les 50 ans de la cérémonie de clôture.

Au cours des derniers mois, elle a effectué un séjour dans son pays natal, en Roumanie, là où l’an 2026 a été déclaré « année de Nadia Comaneci ».

Des notes parfaites

Évidemment, c’est une première note parfaite de 10 dans l’histoire de la gymnastique aux Jeux olympiques, réalisée aux barres asymétriques, qui avait d’abord contribué à l’engouement pour la petite Roumaine. Comaneci avait déjà obtenu des notes parfaites par le passé, mais cela ne s’était jamais vu auparavant durant des Jeux olympiques.

«Le Journal de Montréal» avait suivi les exploits de Nadia Comaneci tout au long des Jeux de 1976, optant même pour le titre «Et Dieu créa Nadia!» dans l’édition du vendredi 23 juillet 1976.

«Le Journal de Montréal» avait suivi les exploits de Nadia Comaneci tout au long des Jeux de 1976, optant même pour le titre «Et Dieu créa Nadia!» dans l’édition du vendredi 23 juillet 1976. Le Journal de Montréal / Archives

Les athlètes soviétiques Nelli Kim et Olga Korbut avaient aussi alimenté le spectacle au Forum, si bien qu’on les avait identifiées comme « les déesses de la gymnastique » en compagnie de Comaneci. Kim avait d’ailleurs terminé la compétition olympique avec trois médailles d’or, soit autant que Nadia. Elle avait également obtenu des notes parfaites au sol.

Andrianov, le grand oublié

Soit dit en passant, la meilleure récolte de 1976 fut celle du gymnaste Nikolai Andrianov, de l’Union soviétique, avec sept podiums, dont quatre médailles d’or.

Le nageur américain John Naber s’était pour sa part distingué avec cinq médailles, dont quatre en or. Ceux-ci n’avaient peut-être pas le même charisme que Nadia.

«Les spectateurs ont crié pour les Canadiennes en matinée, ils ont hurlé pour les Américaines, en début d’après-midi, mais ils sont devenus hystériques en fin d’après-midi devant le spectacle offert par Nadia Comaneci, de la Roumanie», rapportait-on dans l’édition du lundi 19 juillet 1976 du «Journal de Montréal».

«Les spectateurs ont crié pour les Canadiennes en matinée, ils ont hurlé pour les Américaines, en début d’après-midi, mais ils sont devenus hystériques en fin d’après-midi devant le spectacle offert par Nadia Comaneci, de la Roumanie», rapportait-on dans l’édition du lundi 19 juillet 1976 du «Journal de Montréal». Le Journal de Montréal / Archives

(...)

La Place des Vainqueurs, située au Parc olympique à Montréal, a été renommée «Place Nadia Comaneci» en octobre 2017. La Roumaine y était le 4 octobre 2017, œuvrant parallèlement comme porte-parole des Championnats du monde de gymnastique alors présentés à Montréal.

La Place des Vainqueurs, située au Parc olympique à Montréal, a été renommée «Place Nadia Comaneci» en octobre 2017. La Roumaine y était le 4 octobre 2017, œuvrant parallèlement comme porte-parole des Championnats du monde de gymnastique alors présentés à Montréal. Ben Pelosse / JdeM

(...)

Une murale peinte à Onesti, la ville natale de Nadia Comaneci en Roumanie, rappelle encore 50 ans plus tard ses exploits réalisés aux Jeux olympiques de Montréal, en 1976.

Une murale peinte à Onesti, la ville natale de Nadia Comaneci en Roumanie, rappelle encore 50 ans plus tard ses exploits réalisés aux Jeux olympiques de Montréal, en 1976. Photo Daniel Mihailescu / AFP

(...)

Le 28 mai dernier, la légendaire gymnaste était en Roumanie, là où l’année 2026 a été déclarée «l’année de Nadia Comaneci» pour couronner le 50e anniversaire de ses exploits à Montréal.

Le 28 mai dernier, la légendaire gymnaste était en Roumanie, là où l’année 2026 a été déclarée «l’année de Nadia Comaneci» pour couronner le 50e anniversaire de ses exploits à Montréal. Photo Daniel Mihailescu / AFP

(...)

Des pièces de monnaie à l’effigie de Nadia Comaneci ont vu le jour en Roumanie, en mai dernier, pour souligner le 50e anniversaire de sa première note parfaite de 10 obtenue dans le cadre des Jeux olympiques.

Des pièces de monnaie à l’effigie de Nadia Comaneci ont vu le jour en Roumanie, en mai dernier, pour souligner le 50e anniversaire de sa première note parfaite de 10 obtenue dans le cadre des Jeux olympiques. Photo Daniel Mihailescu / AFP

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article