Vous ne sentez plus les odeurs? C'est peut-être un signe précurseur du Parkinson et de l’Alzheimer

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Perdre l’odorat peut être un signe précurseur de maladies comme le Parkinson et l’Alzheimer 10 ans avant l’apparition des symptômes cliniques, révèle une chercheuse québécoise.

« Nous éprouvons tous une réduction normale de la perception des odeurs en vieillissant, mais cette perte est beaucoup plus importante pour les personnes atteintes de certaines maladies neurodégénératives », affirme la chercheuse Cécilia Tremblay, qui étudie le rapport entre les odeurs et le cerveau.

En faisant sentir des odeurs d’orange, de banane, de pommes ou de pêche, un médecin pourrait comprendre que la personne en face de lui présente les premiers signes de maladies du système nerveux.

La difficulté à distinguer des odeurs serait un signe précoce de maladies neurodégénératives plusieurs années avant les premiers tremblements ou les pertes de mémoire.

Cécilia Tremblay est professeure au Département d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle mène des recherches sur l’odorat et le cerveau.

Cécilia Tremblay est professeure au Département d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle mène des recherches sur l’odorat et le cerveau. Mathieu-Robert Sauvé

600 patients

Nouvellement professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières, la chercheuse a dévoilé lundi au congrès de l’ACFAS les résultats de recherches qui apportent un éclairage supplémentaire sur cette voie prometteuse de prévention.

« Environ 600 personnes ont été suivies pendant une décennie et on a pu étudier le cerveau de celles qui souffraient de maladies comme le Parkinson et l’Alzheimer. Nous avons pu les mettre en relation avec les résultats de tests cognitifs réalisés plusieurs années plus tôt. »

Les résultats démontrent que certaines protéines attestaient de l’atteinte neurologique à des stades très précoces.

Cécilia Tremblay est professeure au Département d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières

Cécilia Tremblay est professeure au Département d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières Mathieu-Robert Sauvé

Les changements ont pu être observés grâce à l’analyse microscopique des certaines parties du cerveau (bulbe olfactif, amygdale) des personnes malades.

Prise en charge précoce

Ces travaux pourraient permettre la prise en charge des personnes à risque de dégénérescence cognitive beaucoup plus tôt qu’on le fait actuellement.

« Lorsqu’on perd des facultés cognitives en raison de ces maladies, c’est souvent irréversible. Le fait d’intervenir plus tôt est donc une façon de ralentir leurs effets », précise-t-elle.

L’épidémie de COVID-19 a mis en évidence la perte de l’odorat comme symptôme d’une maladie. Cette question est plus étudiée que jamais.

« De plus en plus de médecins interrogent leurs patients en fonction de leur odorat. C’est une voie de recherche prometteuse », conclut la chercheuse qui organisait un colloque dans le cadre du congrès de l’ACFAS intitulé « L’odorat, un champ de recherche à investir ». Elle a réuni pour l’occasion 12 chercheurs de différents horizons.

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