Le métro de Montréal célèbre aujourd’hui son 60e anniversaire. Voici 12 choses à savoir sur ce transport emblématique de la métropole.
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Un projet pour remplacer le tramway
À la suite de son élection en 1960, le maire de Montréal de l’époque Jean Drapeau, en compagnie du président du comité exécutif Lucien Saulnier, va de l’avant avec un projet de métro.
Le projet de métro n’était pas nouveau : on en parlait depuis 1910 !
En 1959, les tramways ont complètement disparu des rues de Montréal et l’administration Drapeau cherche une solution complémentaire aux autobus. Le métro est vu comme une solution pour réduire le trafic et favoriser le développement urbain.
La ligne 3 n’existe pas
Trois lignes étaient initialement prévues : une ligne est-ouest, soit la ligne 1 (verte), une ligne nord-sud, soit la ligne 2 (orange) et une ligne sous le mont Royal, soit la ligne 3.
Cette troisième ligne est finalement écartée du projet afin de construire une ligne sous le fleuve Saint-Laurent, la ligne 4 (jaune).
Les rails de ce que devait être la ligne 3 étaient utilisés jusqu’à récemment par les trains de banlieue. C’est maintenant le Réseau express métropolitain (REM) qui emprunte cette voie.
Le budget alloué au projet initial est de 132 millions de dollars. Lucien L’Allier en est l’ingénieur en chef. Avec l’ajout de la ligne jaune, le coût total du projet monte à 213 millions de dollars.
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Inauguré pour l’expo 67
Les 20 premières stations sont inaugurées le 14 octobre 1966. Le premier week-end, un million de personnes en font l’essai.
Le maire Jean Drapeau souhaite que l’inauguration se fasse juste avant les élections municipales, et ce, même si toutes les stations ne sont pas complétées.
Au printemps 1967, les six stations restantes sont terminées, soit en même temps que débute l’Exposition universelle.
À ce moment, la ligne verte se rend d’Atwater à Frontenac. La ligne orange s’étend des stations Henri-Bourassa à Bonaventure, tandis que la ligne jaune va de Berri de Montigny (aujourd’hui Berri-UQAM) à Longueuil.
Lors de sa première année, plus de 130 millions de déplacements sont enregistrés, notamment grâce à l’Expo 67, qui attire plus de 50 millions de visiteurs sur l’Île Sainte-Hélène.
Le premier métro en Amérique du Nord sur pneumatiques
Il s’agit du premier métro en Amérique du Nord à rouler sur pneumatiques plutôt que sur des roues métalliques, comme celui de Toronto inauguré en 1954.
Lucien Saulnier convainc alors Jean Drapeau d’utiliser cette nouvelle technologie lors d’un séjour à Paris en 1960.
Plusieurs prolongements
En juin 1976, la ligne verte est prolongée jusqu’à la station Honoré-Beaugrand en prévision des Jeux olympiques. Elle se rend jusqu’à la station Angrignon en septembre 1978.
La ligne orange est prolongée dans le nord-ouest de l’île de 1980 à 1986. La ligne bleue fait son entrée de 1986 à 1988, faisant passer le nombre de stations du réseau à 65.
En avril 2007, trois stations ouvrent à Laval : Cartier, de la Concorde et Montmorency.
Aujourd’hui, le métro compte 68 stations sur quatre lignes et comprend 71 km de voies.
Dès 2031, cinq nouvelles stations seront inaugurées à l’est de la station Saint-Michel, sur la ligne bleue : Vertières, Mary-Two-Axe-Earley, Cesira-Parisotto, Madeleine-Parent et Anjou. Le nouveau tronçon sera de 6 km.
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Une première femme conduit le métro
En 1981, Lisette Renaud devient la première femme à conduire une rame de métro.
Le tunnelier qui sert au prolongement de la ligne bleue dans le nord-est de la ville a d’ailleurs été nommé en son honneur.
La terre du métro a servi à construire une île
La terre qui a été retirée pour construire les tunnels du métro a été utilisée pour construire l’île Notre-Dame et pour agrandir l’île Sainte-Hélène dans le cadre de l’Expo 67.
Chaque station a un design unique
Chaque station du métro a sa propre architecture et son propre design. Des œuvres de plusieurs artistes, dont Frédéric Back, Charles Daudelin, Marcelle Ferron, Mario Merola et Jean-Paul Mousseau, se trouvent dans le réseau.
C’est notamment une façon de distinguer le métro de Montréal des autres métros en Amérique du Nord.
La planification artistique fait partie des discussions dès le début du processus de planification d’une station. Le budget artistique représente 1 % du coût total de la construction.
Trois générations de voitures
Lors des débuts du métro, 369 voitures MR-63 circulent sur le réseau. Elles seront rénovées en 1990, avant d’être complètement retirées en 2018, après 52 ans de service.
En 1974, Bombardier reçoit un contrat pour fabriquer 423 voitures de métro MR-73, qui commencent à circuler en décembre 1976. Un système d’affichage électronique est ajouté en 1991, puis elles sont rénovées en 2005.
La STM fait l’acquisition de 639 trains AZUR, qui font leur arrivée dans le métro à partir de 2016. Aujourd’hui, seuls des trains AZUR circulent sur la ligne orange.
Les trains MR-73 circulent encore aujourd’hui sur les lignes verte, bleue et jaune. Dès l’entrée en fonction des nouvelles stations de la ligne bleue, en 2031, les trains MR-73 de la ligne bleue seront envoyés sur la ligne verte puisque le nouveau système de fonctionnement de la ligne ne sera plus compatible avec les trains. Les AZUR de la ligne verte iront, quant à eux, sur la ligne bleue.
En 2036, les MR-73 souffleront leurs soixantièmes bougies et deviendront les plus vieilles voitures de métro au monde, selon la STM. Elles auront alors dépassé de 20 ans leur durée de vie. Selon les plans actuels, elles ne seront remplacées qu’en 2040.
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La station la plus profonde est...
Même si le réseau de métro est souterrain, la profondeur varie d’une station à l’autre.
C’est la station Charlevoix, près du quartier Pointe-Saint-Charles, qui est la plus profonde d’entre toutes, alors que son quai en direction Honoré-Beaugrand est situé à 29,6 mètres de profondeur. Il se trouve d’ailleurs sous le niveau de la mer.
Les stations les moins profondes sont Angrignon et Longueuil—Université-de-Sherbrooke, à seulement 4,3 mètres de profondeur.
Visite du pape, la journée la plus achalandée du métro
La visite du pape Jean-Paul II au parc Jarry le 11 septembre 1984 amène le nombre record de deux millions de personnes en une seule journée dans le réseau (métro et bus).
La voix du métro
Depuis 2003, c’est la comédienne Michèle Deslauriers qui annonce aux passagers du métro les stations, et... les interruptions de service.
C’est d’ailleurs sa fille, Caroline Dhavernas, qui fait ce boulot auprès du REM.
Sources : STM, Gouvernement du Québec, Encyclopédie canadienne
Avec des informations de Camille Dauphinais-Pelletier
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2 weeks ago
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