Christine Fréchette juge troublant que PSPP soit demeuré assis pendant que les autres élus applaudissaient son intention d’adopter une loi pour les victimes de violence conjugale. « Petite politique », réplique le chef péquiste.
Mme Fréchette a consacré mardi une bonne partie de son discours d’ouverture de la session parlementaire à la cause des femmes, notamment à celles qui sont victimes de violence conjugale.
« Lors de l’assermentation de notre nouveau gouvernement, j’ai dit à toutes les femmes victimes de violence conjugale que je n’allais pas les oublier. À toutes ces femmes puis à leurs proches, je leur dis : je ne vous ai pas oubliés. Je vous annonce que notre gouvernement va déposer un projet de loi inspiré de la loi de Clare », a déclaré la première ministre.
Cette loi, qui sera déposée la semaine prochaine, permettra aux femmes craignant pour leur sécurité de vérifier si leur conjoint a un passé violent, en plus de permettre aux policiers d’intervenir lorsqu’il y a un risque.
« Je demande la collaboration de toutes les oppositions pour travailler avec nous et pour faire adopter cet important projet de loi. Puis, avec les organismes qui aident les victimes, on va s’assurer de mieux protéger les femmes », a terminé Mme Fréchette sur ce point avant de se tourner vers les tribunes des visiteurs, où des proches de Gabie Renaud, victime d’un violent féminicide l’automne dernier, prenaient place.
Touchante rencontre... grâce à QS
« Je dois vous dire que j’ai été troublée hier de voir que le chef du Parti Québécois ne s’est pas levé pour appuyer cette idée d’adopter une loi pour protéger davantage les femmes victimes de violence », a déploré la première ministre lors d’une mêlée de presse, mercredi.
Appelant une fois de plus les partis d’opposition à collaborer, Mme Fréchette a relaté qu’après son discours, elle avait eu l’occasion de rencontrer la sœur de Gabie Renaud, Rachel.
Cette dernière avait été invitée à l’Assemblée nationale à l’initiative de Québec solidaire, a appris notre Bureau parlementaire.
« Ç’a été un moment très, très touchant. J’ai vraiment senti une connexion avec elle et ça renforce ma volonté d’aller de l’avant rapidement », a raconté la première ministre.
PSPP piqué au vif
Piqué au vif, Paul St-Pierre Plamondon s’est présenté devant la presse parlementaire pour répondre aux reproches formulés à son endroit.
« La première ministre sous-entend que le Parti Québécois et moi-même ne soutenons pas les lois qui préviennent les féminicides parce que je ne me serais pas levé lors de son discours hier », a déploré le chef péquiste.
Or, la CAQ sait très bien que le PQ a l’intention d’appuyer ce projet de loi, selon M. Plamondon.
« C’est typique de la CAQ, de faire de la petite politique qui sous-entend qu’on serait contre un projet de loi qu’on appuie sur toute la ligne, pour faire un sideshow, pour faire une distraction de son bilan et des questions de fond », a pesté PSPP.
Aurait-il été préférable de se lever à ce moment précis ? « Vous m’imposez une obligation qui n’existe pas », s’est défendu le chef péquiste, en soulignant qu’il ne s’était levé à aucun moment du discours de la première ministre, et qu’il s’en abstenait aussi à l’époque de François Legault.
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